mardi 25 octobre 2011

Le champ des possibles pour « PSA »





Le 1er décembre, Philippe Saint-André succèdera à Marc Lièvremont à la tête du XV de France. Si le « Goret » n'a pas encore évoqué sa politique sportive, les confirmations de la Coupe du monde et le réservoir de joueurs lui offrent beaucoup d'options. Revue d'effectif.


Incontournables 

Philippe Saint-André ne repartira pas de zéro le 1er décembre. Le futur sélectionneur peut compter à court et moyen terme sur un socle de joueurs expérimentés. Thierry Dusautoir (29 ans), le capitaine, meilleur joueur de l’année, sera du Tournoi des VI Nations sauf blessure. Comme Vincent Clerc (30 ans), Imanol Harinordoquy (31 ans), Nicolas Mas (31 ans), Pascal Papé (31 ans), Morgan Parra (22 ans), Aurélien Rougerie (31 ans), Dimitri Yachvili (31 ans) et Julien Bonnaire (33 ans). Mais parmi eux, certains ne pourront pas aller jusqu’à la Coupe du monde 2015.
 
 
Prolongés ?

Grands talents, Maxime Médard (24 ans) et Maxime Mermoz (25 ans) doivent devenir plus « tueurs ». Alexis Palisson (24 ans) aura l’occasion de confirmer à Toulon ses belles dispositions dans la dernière ligne droite de la Coupe du monde. Raphaël Lakafia (22 ans), le puissant troisième ligne du BO, et Jean-Marc Doussain (20 ans), pépite polyvalente à la charnière seulement entrevue en finale, sont de beaux espoirs pour le XV de France. Des espoirs, François Trinh-Duc (24 ans) et Louis Picamoles (25 ans) n’en sont plus. Mais ils ont besoin de constance. Dimitri Szarzewski (28 ans) et Fabien Barcella (27 ans) pourraient, eux, profiter des départs progressifs en première ligne pour s’installer un peu plus.
 
 
Retraités ?

Pour certains Tricolores, cette Coupe du monde a ressemblé à une tournée d’adieux. Mais aucun d’entre eux ne l’a encore confirmé officiellement. Lionel Nallet (35 ans) devrait raccrocher et se consacrer au Racing. Très peu utilisé, après un excellent premier semestre 2011 avec le Stade Toulousain, Cédric Heymans (33 ans) a, lui, un défi à relever à l’Aviron Bayonnais. Quant à William Servat, il a montré au pays du long nuage blanc qu’il restait l’un des meilleurs talonneurs du monde, si ce n’est le meilleur. Mais « la Bûche » aura 34 ans au début du mois de février. Un Tournoi et puis s’en va ?
 
 
Oubliés ?

Ils n’ont pas saisi leur chance en Nouvelle-Zélande et seront certainement soumis à la concurrence quand Philippe Saint-André se penchera sur ses premières listes. David Skrela (32 ans), blessé en début de Coupe du monde, et Damien Traille (32 ans) retrouveront-ils les Bleus ? Pour Luc Ducalcon (27 ans) et Guilhem Guirado (25 ans), les relatives carences du Top 14 à leurs postes sont susceptibles de leur donner une nouvelle chance. Fulgence Ouedraogo (25 ans), David Marty (28 ans) et Fabrice Estebanez (29 ans) devront convaincre « PSA » que Marc Lièvremont ne s’était pas trompé.
 
 
Repêchés ?

Les blessures et le large turnover de Marc Lièvremont les ont éloignés du groupe. Thomas Domingo (26 ans), le pilier clermontois, devrait néanmoins vite revenir, quand il sera à 100%. Testés mais sans plus, Wenceslas Lauret (22 ans), Marc Andreu (25 ans), Julien Arias (28 ans), Jérôme Porical (26 ans), Sébastien Tillous-Borde (26 ans), Lionel Beauxis (26 ans), Alexandre Lapandry (22 ans) et Yoann Huget (24 ans), actuellement suspendu, partent de plus loin. « PSA » sera aussi amené à s’interroger sur les présumés « caractériels », Florian Fritz (27 ans), Mathieu Bastareaud (23 ans), Julien Dupuy (28 ans) ou dans une moindre mesure Clément Poitrenaud (29 ans), ainsi que les anciens, Yannick Jauzion (33 ans) ou Sébastien Chabal (34 ans), qui a fait un appel du pied à son ancien coach à Sale, lundi dans le Moscato Show.
 
 
Lancés ?

« Vu le niveau de ces joueurs, on peut se dire que le Top 14 est de très bonne qualité » a discrètement glissé le futur sélectionneur. Une petite indication sur la continuité qu’il pourrait prôner dans les prochains mois. Mais « PSA » a peut-être remarqué quelques jeunes pousses. Les Racingmen Henry Chavancy (23 ans) et Jonathan Wisniewski (26 ans) débarqueront-ils rapidement chez les Bleus ? Les Toulousains Yoann Maestri (23 ans), Russlan Boukerou (21 ans) et Sylvain Nicolas (24 ans) peuvent-ils être des solutions d’avenir en deuxième et troisième ligne ? Comme les Clermontois Wesley Fofana (23 ans) et le tout jeune Jean-Marcellin Buttin (19 ans) à l’arrière ? Vivement 2012.
 
 
 
RMC

dimanche 23 octobre 2011

TOP14 Orange - Montpellier / Castres - Marc ANDREU


                                                           

Retrouvez la réaction de l'ailier du Castres Olympique, Marc ANDREU, après la victoire de son équipe à Montpellier 21/16. Le C.O., avec 30 points, partage le fauteuil de leader du TOP14 Orange avec l'ASM.

ICI : http://www.radio-rugby.com/interviews/2113-top14-orange-montpellier-castres-marc-andreu.html

Top 14. Castres : la tête sur les épaules


                                 Top 14. Castres : la tête sur les épaules


Le résumé. Un buteur en pleine forme, un adversaire commettant beaucoup de fautes de discipline et de maladresses, une défense parfaitement organisée et volontaire, cela a suffi à Castres pour décrocher une septième victoire consécutive (dont 3 à l'extérieur).

L'analyse. Même en se faisant surprendre en tout début de match, le C.O. a récité les leçons qui le maintiennent invaincu depuis 7 journées… En se servant habilement du pied : 31 pénalités réussies lors des quatre dernières rencontres.

La ligne de défense bien organisée autour de Cabannes et Baï a plié parfois sans rompre et les combattants de devant ne se sont pas consommés inutilement.

Montpellier n'avait pas les moyens, hier, de mettre vraiment en danger les Tarnais et s'est usé dans ses temps forts sans en avoir la récompense au tableau d'affichage.

Castres sait aussi jouer au ballon, il l'a montré en première période, mais les Tarnais ont surtout su protéger les acquis au pied et ce n'était pas une mince affaire.

Le fait. L'essai refusé à Rory Kockott, à la dernière minute de la première période. Le demi de mêlée castrais transperce le rideau local au sortir d'une touche et après feinte de passe. Il accélère dans le dos de la défense mais Tulou l'accroche, le tombe sans maintenir sa prise. Le N°9 se relève et file à l'essai… que M. Garcès refuse sous prétexte que le Castrais aurait été plaqué sans lâcher le ballon ! Dommage d'autant que Rory faisant preuve de fair-play était allé en personne expliquer à l'arbitre 8 minutes plus tôt que sa tentative de pénalité n'était pas passée alors que l'homme au sifflet avait demandé la vidéo déjugeant ses assesseurs. Dommage surtout car cet essai aurait certainement évité aux Castrais de rester jusqu'au bout sous la menace adverse.

L'essai. Le CO a été cueilli à froid. Après mêlée au centre consécutive au coup d'envoi, long coup de pied héraultais. A la réception Evans est isolé, les Montpelliérains prennent l'avantage et après deux rucks positifs, Gorgodze s'extrait du regroupement pour aplatir.

Les hommes. Paillaugue à la mêlée et Gorgodze ont tiré leur épingle du jeu du côté de Montpellier. À Castres, les jours se suivent et se ressemblent autour de Masoe. Du sérieux dans les airs avec Murray et au combat avec Capo Ortega. Wihongi et Coetzee prennent une très belle dimension en tête de mêlée et se sont bien comportés en défense. Derrière, Evans devra veiller à ne pas mettre son équipe en difficulté par des relances inconsidérées, mais c'est surtout la défense qui a fait preuve d'une étonnante efficacité.

Et maintenant. Le Castres Olympique reçoit vendredi (20 h 45) le Métro/Racing à Pierre-Antoine.


La Depeche

Montpellier-Castres: 16-21

Castres enregistre sa septième victoire de suite en s'imposant ce samedi sur la pelouse de Montpellier (21-16). Pour la quatrième fois consécutive, le CO n'a pas marqué d'essais mais Kockott a converti sept pénalités.


RR

samedi 22 octobre 2011

TOP 14 Castres: Stabilité derrière à Montpellier



Le staff du Castres Olympique n'a procédé à aucun changement au sein de ses lignes arrières avant le déplacement à Montpellier, samedi, comptant pour la 8e journée de Top 14. Tekori est aligné en n°8 à la place du capitaine Masoe qui glisse sur l'aile gauche de la troisième ligne au détriment de Bornman. Murray supplée Rolland en deuxième ligne tandis que Bonello cède sa place de titulaire au talon à Rallier.

Le XV castrais: Denos - Evans, Cabannes, Baï, Andreu - (o) Talès, (m) Kockott - Tekori, Malonga, Masoe (cap) - Capo Ortega, Murray - Wihongi, Rallier, Coetzee.

Remplaçants: Bonello, Peikrishvili, Rolland, Caballero, Albouy, Bernard, PG Lakafia, Kruger.


Sports.fr

Le CO veut conserver son fauteuil de leader



Top 14 (8e journée). Les Castrais se déplacent à Montpellier aujourd'hui à 14 heures.

Le CO va défier Montpellier sur ses terres aujourd'hui à 14h. Mais pas question de revanche du barrage de la saison dernière. Les Castrais sont simplement motivés pour garder leur place de leader.
Lors de ce court déplacement à Montpellier, ce samedi à 14h, le Castres Olympique espère bien glaner des points en terre héraultaise. Ce qui ne fut jamais le cas depuis l'accession de Montpellier en Top 14. Pour autant, pas question de nourrir un esprit de revanche sur le quart de finale de la saison dernière concédé aux Montpelliérains à Pierre-Antoine.

Laurent Labit, l'entraîneur des arrières castrais, était très clair cette semaine : « Le quart de finale a été perdu et bien perdu, même si on gagnait à Montpellier cela ne remplacerait pas ce match de barrage. Nous sommes dans une autre saison, dans une autre dynamique et surtout là pour essayer de prendre des points afin de poursuivre l'objectif de qualification en phase finale ».
Un discours bien rôdé de la part des entraîneurs castrais, même si évidemment la préparation différe chaque semaine en fonction de l'adversaire et de ses résultats.

Sur la victoire de Montpellier à Bayonne le week-end dernier, Laurent Labit ne se fait pas de mouron : « C'est le lot des équipes qu'on rencontre actuellement, c'était le cas à Lyon, c'est le cas à Montpellier certainement avec un peu plus de qualité.

Les Montpelliérains commencent à récupérer des joueurs, pour la tête on dirait que cela leur fait du bien. Voilà, on sait qu'on aura un match difficile comme tous les matchs de Top 14, mais on sait aussi qu'on aura confiance en nous en plus des certitudes comme notre capacité à les mettre sous pression et à les faire douter ».

« L'essentiel c'est la victoire»

Le CO vient d'engranger 3 victoires uniquement grâce à la réussite au pied, cela ne chamboule pas les coachs : « Pour le contenu des matchs, on préférerait marquer des essais, mais les occasions on les a, on s'inquiéterait davantage si on n'avait pas de situation d'essai. Volontairement, Toulouse équipe expérimentée, nous a tué deux ou trois actions en préférant prendre des essais que des pénalités.

C'est pour cela qu'il y a beaucoup de points marqués au pied dans des phases de domination importantes. Les adversaires préfèrent se mettre à la faute et encaisser 3 points que 7. Comme tout le monde on aimerait bien marquer des essais, mais lorsque la victoire est au bout, c'est ce qui nous importe », déclare sans ambages l'entraîneur des lignes arrières avant d'afficher son optimisme :

« Avec les joueurs qui sont revenus de blessures et les mondialistes, avec l'effectif que l'on a, on peut travailler en semaine avec de la qualité.
Il y a plus de roulement dans les exercices donc les joueurs se fatiguent moins sans oublier qu'être leader au classement enlève pas mal de fatigue ».

Il ne fait aucun doute que si par bonheur le CO revenait avec 4 points samedi soir, il aurait le cœur léger encore plus léger.


La Depeche

Castres risque de perdre la tête


                                    Seremaia Baï  va retrouver Mamuka Gorgodze sur sa route./ Photo DDM, JM Lamboley


Le Castres Olympique n'aura-t-il été qu'un leader éphémère ? Il tient encore son destin entre ses mains, mais son déplacement dans l'Hérault n'est pas de tout repos.

Montpellier - Castres. Déjà, c'est une revanche, celle du barrage de l'an dernier quand les Héraultais avaient bénéficié de la non-réussite de Romain Teulet pour passer ce faux quart. Aujourd'hui, « Robocop » ne sera pas là (entorse). Mais le C.O. a trouvé en Rory Kockott un redoutable remplaçant dans le domaine des tirs au but. De plus, le demi de mêlée sud-africain forme avec Rémi Talès une charnière qui a trouvé la bonne carburation, derrière un pack de fer, mais qui a perdu Yannick Forestier.
À Montpellier, le retour de Gorgodze avait déjà fait un bien fou au pack héraultais la semaine dernière. Julien Tomas revient sur le banc après sa blessure à la cheville. Et les Mondialistes ne vont pas tarder à être dans le coup… De quoi encourager un groupe qui connaît une embellie certaine.

Agen - Stade Français. On ne sait pas trop sur quel pied danser ni avec les uns, ni avec les autres, très inconstants. Devant leurs supporters, les Suavistes voudront accrocher à leur palmarès un gros poisson, après avoir laissé filer le Stade Toulousain. Avec Senekal et Fono pour rassurer le groupe.
Les Parisiens viendront avec Ledesma qui connaîtra sa première en tant qu'entraîneur. Mais on les sent si friables loin de la capitale…

Toulouse - Bègles-Bordeaux. Les gars de Guy Novès vont devoir se passer de McAlister (adducteurs), suppléé par Beauxis dont ce sera la 1re titularisation en « rouge et noir ». Ainsi que de Bouilhou (épaule). Mais Census Johnston est arrivé et il sera là pour accompagner Carl Hoeft. Patricio Albacete retrouvera aussi le maillot toulousain, et reste sur la réserve pour suppléer Boukerou ou Maestri. Cela fera peut-être beaucoup pour des Girondins pleins de bonne volonté et excellents défenseurs mais qui n'ont pas les ressources de leur hôte du jour, malgré la présence du Tonguien Lilo et des Samoans Leo et Avei.

Racing-Métro - Toulon. Les Franciliens ont connu une belle déconvenue au parc Lescure où les entêtés Girondins n'ont pas baissé les bras. La venue des Varois est l'occasion de remettre les choses à l'endroit. Mais rappelons-nous que les Toulonnais, eux, avaient gagné chez les Unionistes. Le grand et exemplaire Van Niekerk fera défaut (décollement de la plèvre, rechute) au RCT. Si l'on ajoute les absences de Missoup (suspendu), Fernandez-Lobbe (genou) et Munoz (genou), c'est une 3e ligne inédite que l'on verra à Colombes.

Biarritz - Lyon. Biarritz a touché le fond du fond à Brive. Si les Basques veulent s'en sortir, c'est tout de suite qu'ils doivent amorcer leur redressement. Le renfort de Marcelo Bosch à l'ouverture et de Manuel Carizza en 2e ligne suffira-t-il ? Le changement de 1re ligne provoquera-t-il l'effet escompté ? Le LOU, de son côté, n'aura pas son mordant habituel, car il est frappé par un virus (inflammation des gencives) qui a touché six joueurs, dont Marchois, Colliat et Facundo.

Brive-Bayonne. Beaucoup de blessés chez les Basques. Boyet reste à l'arrière. Une confiance retrouvée (?) chez les Corréziens. La composition du groupe briviste n'évolue pas beaucoup. Pour ces deux équipes au parcours similaire, l'indécision est de mise.

Toulouse (65 %) - Bordeaux-Bègles (35%); Brive (55 %) - Bayonne (45 %); Biarritz (58 %) - Lyon (42 %); Montpellier (52 %) - Castres (48 %); Agen (60 %) - Stade Français (40 %); Racing-Métro (54 %) - Toulon (46 %)


La Depeche