dimanche 6 novembre 2011

Le CO en panne d'agressivité

                                        
                                         Joe Tekori pris par Adams et Leo, le résumé d'une rencontre dominée par les Bordelais./Photo AFP


 Top 14. Le Castres Olympique s'est logiquement incliné 9-24 à Bordeaux-Bègles.

Le Castres Olympique, en fonction de l'adversaire et des conditions climatiques (pluvieuses) s'attendait hier à un match fait pour les gros bras. Pour preuve, le banc castrais composé de 6 avants sur 8. Cabannes et Tales étant les deux seuls arrières en secours. Comme lors du dernier match, aucun spécialiste n'était prévu pour seconder Albouy à la mêlée, Romain Teulet pouvant assurer l'intérim.

L'entame et la fin du match devaient donner raison aux coachs castrais. Dès leurs premières munitions, les Aquitains firent agir essentiellement les avants et surtout s'appliquèrent à occuper le terrain. En fin de match, alors que bon nombre de combattants castrais étaient usés par les incessants coups de boutoir des locaux, du sang frais a pu intervenir, mais a ce moment-là, l'espoir de remporter la partie avait déjà du plomb dans l'aile.

Sur l'ensemble de la partie, il n'y a pas à tergiverser, Bordeaux Bègles a mérité sa victoire, en réalisant exactement le match qu'il fallait pour étouffer la moindre initiative castraise. Pourtant des initiatives castraises, il y en eut quelques-unes, mais en raison d'une petite faute de main, d'un mauvais choix, pour ne pas dire une gourmandise, et aussi pour des fautes commises au sol, le CO a dû se contenter de maigres pénalités pour alimenter son compteur. On a vu que le CO perdant un ballon sur son introduction (6e), savait quoi faire pour le récupérer aussitôt, pour lancer quelques offensives au large et tester la défense locale. Servi par Tékori à l'aile droite, Pierre-Gilles Lakafia a bien failli passer. Chris Masoe (à gauche) a donné un intéressant petit coup de pied pour lui, hélas la balle fuyait en touche. En deuxième période, Evans avait un bon ballon, il n'a pas su ou pas pu servir Teulet qui arrivait à la rescousse et Andreu sur l'aile. On arrive presque à la demi-heure de jeu, le tableau est à zéro, Le Bourhis au centre s'échappe arrive sur la ligne des 5 m castrais avant d'être repris. Sur l'action, Capo Ortega écope d'un carton jaune lourd de conséquences, puisque les Béglais marquent dans la foulée.

À la pause, rien n'était perdu un retard de 8 points pouvant être vite comblé. Mais pour cela le CO devait élever son niveau d'agressivité face à un pack bordelais omniprésent. Cela n'a pas été le cas et la défaite était inévitable. Même le bonus défensif s'est vite envolé lorsque Forbes le pilier gauche local a forcé le passage au ras. Rémi Lamerat, titulaire pour la première fois hier après une absence de 7 mois s'est blessé au genou opéré. Pour toutes ses raisons, un déplacement que les Castrais vont devoir oublier lors des deux matchs de H'Cup prochains.


La Depeche

jeudi 3 novembre 2011

Union Bordeaux-Bègles - CO

Samedi 05 novembre à 14h15 au Stade André Moga Bordeaux 12e / CO 3e !

Les arbitres :

                  Arbitre central : C. DAMASCO
S. CLOUTE
C. CLAVERE
S. SAVINA
R. CHASTRUSSE
L. VALIN



Bon match à Marco

lundi 31 octobre 2011

Castres. CO-Munster : dispositif exceptionnel pour les places

                              
                              Comme pour le match de barrage face à Montpellier, la billetterie aura lieu au stade Pierre-Antoine.

Une billetterie est mise en place à Pierre-Antoine mercredi, jeudi et vendredi pour les abonnés et le grand public pour le match du CO face au Munster à Toulouse le 19 novembre.

À match exceptionnel, dispositif exceptionnel. A l'occasion de sa rencontre de coupe d'Europe contre le Munster le samedi 19 novembre à 16h40 délocalisée au stade Ernest-Wallon à Toulouse, le CO organise une billetterie au stade Pierre mercredi de 14h à 19h, jeudi de 9h à 19h et vendredi de 9h à 18h. Quatre guichets seront à disposition des supporters qui désirent participer à cette fête du rugby face à l'adversaire « historique » des Castrais en coupe d'Europe. Et pour remplir les 18 800 places du stade Ernest-Wallon, le club propose des tarifs attractifs (voir en note), jusqu'à 35 % moins cher qu'une affiche habituelle dans cette enceinte du stade toulousain. Et un service de transport en bus est proposé à petits prix afin d'éviter aux supporters de « galérer » pour trouver une place autour du stade et de « profiter de cet événement rugby dans une bonne ambiance entre supporters », selon François Galibert, responsable commercial du CO.

Mais si le club a prévu cette billetterie exceptionnelle, c'est surtout pour ses 5 000 abonnés qui devront venir, sur présentation de leur carte d'abonné, retirer leur billet gratuitement pour cette rencontre. Une place dans une tribune équivalente leur sera attribuée. « La carte d'abonné n'étant pas valable pour cette rencontre, les abonnés doivent obligatoirement venir retirer leur contremarque, précise François Galibert. Vous aurez également la possibilité, durant ces trois journées, d'acheter des billets supplémentaires. »
Tarifs : Virage/Quart de Virage : 12 €, Tribune Ouest et Est Latérale : 25 €, Tribune Centrale Basse Ouest et Est : 35 €; Tribune Ouest et Est Centrale : 45 €.

Pour information, il n'y aura pas d'Ayants-Droit pour cette rencontre.
Vous pouvez aussi réserver, payez et imprimez vos places sans vous déplacer et 24h/24 sur le site internet du club.



Le chiffre : 85

pour cent > des places pour les Castrais. Le Munster n'a le droit qu'à 15 % des 18 800 places d'Ernest-Wallon.

 

4 € l'aller-retour pour les abonnés

Le Castres olympique, en collaboration avec l'Amicale des Supporters, organise le transport de ses supporters en bus pour ce match délocalisé à Toulouse face au Munster le 19 novembre à 16h40. Les inscriptions se font au stade Pierre-Antoine mercredi, jeudi et vendredi en même temps que la billetterie.

Tarifs : 4 € pour les abonnés et 9 € pour les non abonnés. Le bus arrive directement dans l'enceinte du stade Ernest-Wallon. Le départ est programmé de Castres à 13h pour un retour à 20h30.



La Depeche

dimanche 30 octobre 2011

Le CO veut rebondir à Bègles


Une défaite frustrante pour Cabannes et les siens /photo DDM, Emilie Cayre
Une défaite frustrante pour Cabannes et les siens /photo DDM, Emilie Cayre
                                     

Contrariés, vexés, revanchards, les joueurs du Castres Olympique sont revenus dans leurs vestiaires fétiches de Pierre-Antoine avec un la rage au ventre vendredi soir. Même l'intense et très longue séquence de jeu qu'ils ont fait subir après la sirène finale à leurs visiteurs pour tenter de reprendre une victoire qui venait tout juste de leur échapper, n'avait pas éteint un sentiment d'injustice latent dès les premières minutes de la rencontre. L'essai très contestable (et contesté) de Vakatawa, dont le CO a été victime à moins d'une poignée de minutes de la sirène venait d'attiser ce sentiment nourri tout au long de la partie. Laurent Labit en avait gros sur le cœur : « Cet essai jamais il ne doit être marqué par le Racing. Pierre Bernard ne tape pas le ballon alors qu'il n'est pas gêné parce qu'il pense que Monsieur Péchambert va siffler une pénalité contre Lorre qui est 5 mètres hors jeu. Tout le monde le voit et l'arbitre qui est devant le voit aussi et une fois de plus il laisse faire, à la sortie, on sait ce que cela a donné. En début de partie c'est pareil, on se fait contrer nos coups de pied, le Métro était venu pour ça, sans se préoccuper de leur position, ils ont réussi le coup parfait. Et nous en plus, on n'a pas été capables de maîtriser tout le match ».

Il apparaît clairement que vendredi soir, malgré les vociférations des tribunes castraises qui, si elles sont un tantinet chauvines, ne sont pas totalement aveugles, le sifflet n'a pas équilibré la balance sportive. Même après la sirène lorsque le CO avait retrouvé sa hargne et sa qualité de conservation de balle, Monsieur Péchambert en sifflant de multiples pénalités en faveur du CO, n'a pas donné le change. D'ailleurs, il ne prenait pas de risque puisque le Métro menait de 4 points.

Bref, comme cela arrive parfois, les malchances s'accumulent. Sachant aussi que si les Tarnais avaient entamé la partie avec la même consistance avec laquelle ils l'ont achevée, d'abord ils n'auraient pas pris 6 points de retard d'emblée, des points qui manquent 80 minutes plus tard. En s'installant plus timidement dans la partie que les Franciliens, ils ont offert cette petite dose de confiance à un adversaire qui n'en demandait pas tant.

En se contentant, certainement inconsciemment d'une petite victoire qui ne semblait pas pouvoir leur échapper en deuxième période, ils ont tenté le diable. Contre mauvaise fortune vendredi dernier, ils ont promis de faire bon cœur dès samedi à Bordeaux. Romain Teulet l'affirmait dès la fin de match. La leçon qu'ils ont reçue ne manquera pas d'être rappelée cette semaine par Laurent Labit et Laurent Travers.


La Depeche

samedi 29 octobre 2011

Castres se fait piéger par le Racing-Métro

 

Malgré leur domination sur l'essentiel de la rencontre, les Castrais ont dû s'incliner hier soir face au Racing. /Photos DDM, Emilie Cayre.
Malgré leur domination sur l'essentiel de la rencontre, les Castrais ont dû s'incliner hier soir face au Racing. /Photos DDM, Emilie Cayre.

                                  

Rugby. Top 14 (9e journée). Le Castres olympique s'est incliné hier soir sur son terrain 23 à 19 face au Racing-Métro.

On ne pourra pas leur reprocher de ne pas s'être battus jusqu'au bout pour essayer d'arracher une victoire qui pourtant leur tendait les bras. Le Castres olympique s'est cependant incliné hier soir sur sa pelouse de Pierre-Antoine 23 à 19 face au Racing-métro qui faute d'être brillant est resté lucide jusqu'à la dernière minute.

Pourtant on a vu des Castrais bien en place et opportunistes dès l'entame de match. Malgré une pluie qui tombait sans discontinuer et qui laissait présager un jeu minimaliste, les joueurs sud-Tarnais avaient l'intention de pratiquer un rugby complet prôné par les entraîneurs depuis le début de saison. Sauf que le réalisme francilien a un peu coupé court aux ambitions des Castrais qui confondaient parfois vitesse et précipitation selon la formule consacrée. C'est donc le Racing qui ouvrait le score à la 10e par une pénalité et enfonçait le clou 3 minutes plus tard par un drop. Un 6-0 sévère qui aura eu le mérite de réveiller le CO. Teulet récompensait une action castraise dans les 22 mètres adverses par une pénalité face au poteau. Un réveil de courte durée. Puisque sur un coup de pied de Kockott contrée, les Racingmen vont aplatir en coin. 13-3 au bout de 20 minutes de jeu. Blessés dans leur orgueil, les Castrais, à l'image de Kockott auteur d'une percée dans la défense adverse histoire de se faire pardonner, marquent dans la foulée. Masoe, en bon capitaine qui a sonné la révolte, ponctuait en effet une série d'actions dangereuses à la 26e. Les Castrais retrouvaient des couleurs et le goût des essais qu'ils n'avaient plus connu depuis 4 matchs.

Une pénalité de Romain Teulet juste avant la mi-temps ramenait les deux équipes à égalité 13 à 13. Un Teulet, de retour de blessures, qui va permettre au CO de prendre l'avantage dès les premières minutes de la seconde mi-temps en transformant deux pénalités au cours du premier quart d'heure suite à des hors-jeu des Franciliens qui souffraient face aux assauts castrais (19-13). Car l'équipe sud-tarnaise est revenue des vestiaires avec la ferme intention de ne pas laisser échapper la 8e victoire d'affilée tant espérée. Moins approximatifs, les bleus et blancs dominaient leur sujet. Mais les Racingmen ont su faire le dos rond et garder leur lucidité. Lors d'une de leurs rares incursions dans le camp castrais, ils passaient une pénalité (19-16).

La rencontre s'est alors équilibrée. Et les 5 dernières minutes ont été crispantes. Car on sentait les Franciliens reprendre du poil de la bête et profiter d'une baisse de régime des Tarnais pourtant dominateurs sur l'ensemble du match. Et à 2 minutes de la fin, le centre parisien Vakatawa, sur un exploit personnel, crucifiait le CO par un essai en coin. Un silence glacé s'abattait sur Pierre-Antoine et le Racing prenait l'avantage (19-23). Alors que la sirène avait retenti, les Castrais jetaient toute leur force dans la bataille pour arracher la victoire. Et ils ont été à deux doigts d'y arriver. En vain.

 Le CO devra se contenter d'un point de bonus défensif qui est vraiment le minimum au vu du match.


La Depeche

Labit : "Une mauvaise soirée"

Laurent Labit, entraîneur du CO, a qualifié cette défaite 23-19 face au Racing de "mauvaise soirée" où "le Racing a réussi le holp-up parfait". Il a également fortement critiqué l'arbitre de la rencontre Monsieur Péchambert en estimant que "le problème est qu"il ne fait pas son travail".

"On prend un premier contre d'entrée qui nous fait mal puis un second essai sur une touche pas trouvée parce que le buteur pensait que Lorée (le demi de mêlée du Racing-Métro, ndlr) était hors-jeu. L'arbitre laisse faire l'action. On prend 14 points sur contres et à la sortie, le Racing réalise le hold-up parfait. Il y a un gars au milieu qui est là pour faire son travail et le problème est qu'il ne fait pas son travail. On bosse des semaines entières et il y a des gens qui se mêlent au sport professionnel et qui ne le sont pas (sous-entendu l'arbitre Patrick Péchambert, ndlr). C'est une grosse", analyse-t-il après match.

RR

Le Racing-Métro stoppe l'hémorragie

 

Le Racing stoppe  - RUGBY - Top 14

Enorme exploit du Racing-Métro qui met fin à trois défaites consécutives en allant l'emporter à Castres (23-19) avec une équipe pourtant largement remaniée. Le CO connaît son premier revers de la saison à domicile. Les Tarnais récupèrent le point de bonus défensif.

On s'attendait à voir une jeune équipe du Racing-Métro se faire manger tout cru par la fougue du CO. C'est l'inverse qui s'est produit et ce dès les premières minutes. Les Franciliens démarraient la partie de la plus belle des manières en mettant de l'intensité dans leur défense. Les offensives tarnaises étaient stériles et c'est Sébastien Descons qui passait les trois premiers points de la partie (10e). Les Racingmen enchaînaient, Mathieu Lorée se mettait en position de drop aux 35 mètres après plusieurs temps de jeu. Son coup de pied faisait mouche (13e). Rory Kockott n'était pas dans un grand soir, il laissait Romain Teulet placer le ballon entre les perches après une première tentative ratée. Les hommes de Pierre Berbizier ne baissaient pas pavillon et ce sont eux qui inscrivaient le premier essai de la partie. Rory Kockott se faisait contrer par Le Roux, le troisième ligne récupérait le ballon et donnait à Descons qui filait à dame (20e). Mais Castres n'est pas sur le podium pour rien. Le CO répliquait dans la foulée. Deux mêlées successives faisaient plier une première ligne francilienne en difficulté. Masoe s'extirpait pour aplatir le ballon (25e). Le match était un peu plus brouillon, la pluie n'aidant pas les trente acteurs. Romain Teulet passait une dernière pénalité après un geste d'antijeu de Saubade qui dégageait volontairement le ballon en touche avec ses mains.


Le numéro de Vakatawa

Les Castrais revenaient sur la pelouse avec de biens meilleures intentions. Teulet bonifiait le travail de ses avants qui commençaient à dominer. Le CO prenait six points d'avance mais Gaëtan Germain était dans un grand soir. Il réussissait des pénalités importantes pourtant excentrées. L'arrière du Racing-Métro permettait à son équipe de rester dans la partie, les jeunes Ciel et Blanc s'accrochaient au point de bonus défensif. Puis arrivait l'éclair de génie de Vakatawa. Juan Imhoff réceptionnait un ballon et se forçait de ne pas le perdre lors du regroupement. Le Fidjien récupérait le cuir, tapait à suivre pour lui-même. Plus personne ne le reverra, il aplatissait le ballon sous les clameurs de ses coéquipiers (76e). Le baroud d'honneur des Castrais ne donnait rien après pourtant cinq minutes d'arrêts de jeu. Le CO préférait jouer à la main plutôt que de prendre les mêlées pour le plus grand bonheur du Racing.


Castres stoppe sa série

La joie des Franciliens à la fin du match prouve la teneur de l'exploit réalisé par les coéquipiers de Nicolas Durand, le centre de formation du Racing-Métro a été à la fête. L'équipe bis annoncée dans les médias a accompli une prouesse en allant chercher la victoire à Pierre-Antoine, un stade habituellement bien gardé. Les Racingmen reprennent des couleurs au contraire des Tarnais qui font la soupe à la grimace. Leur enchaînement de sept victoires consécutives s'est arrêté en chemin. Ils ont été à deux doigts de l'emporter mais la défense adverse a finalement tenu le coup. Les séries des deux équipes se sont inversées mais le CO reste encore largement devant le vainqueur du soir.


Rugbyrama - Romain POUJAUD