mardi 26 octobre 2010

XV de France: l'heure des choix



Le Comité de sélection du XV de France, qui se réunit mercredi pour arrête la liste des trente joueurs retenus pour les test-matches automnaux contre les Fidji, l'Argentine et l'Australie, procèdera à une des dernières revues d'effectif à un an du Mondial 2011.

La France affronte les Fidji le 13 novembre à Nantes, visera ensuite une revanche le 20 novembre à Montpellier contre l'Argentine, qui l'a humiliée le 26 juin à Buenos Aires, et achèvera sa série automnale le 27 novembre au Stade de France contre les Wallabies, que les Français n'ont jamais battus en quatre confrontations depuis la prise de fonctions de l'entraîneur Marc Lièvremont en 2008. Habitué des douches écossaises, le XV de France a particulièrement excellé cette année: au Grand Chelem dans le Tournoi des six nations réalisé en février-mars, premier titre de l'ère Lièvremont, a succédé une tournée estivale désastreuse, avec 83 points encaissés en Afrique du Sud (42-17) et en Argentine (41-13). Outre la nécessité de "reconquérir l'estime du public et des adversaires", dixit Lièvremont, la tournée doit également permettre de procéder à quelques ultimes ajustements avant le grand bain de l'année 2011 qui s'achèvera par le Mondial-2011 en Nouvelle-Zélande (9 septembre - 23 octobre).



"Initialement, je souhaitais que ce groupe soit le plus proche possible de celui du Mondial. Maintenant, je laisse des portes ouvertes. Pour les joueurs blessés, d'autres talentueux et à fort potentiel mais qui à mes yeux ne donnent pas la pleine mesure de leur talent. Il y a des joueurs dont j'attends plus qui seront là, d'autres dont j'attend plus qui ne seront pas là", a déclaré Lièvremont. La première interrogation concerne le talonneur du Stade Français Dimitri Szarzewski, qui risque une suspension pour avoir asséné un coup de tête à un joueur de Toulon samedi en Top 14. Le Catalan Guilhem Guirado pourrait bénéficier d'une éventuelle sanction. La seconde interrogation concerne les lignes arrières. Le centre toulousain Yann David, victime une fracture tibia-péroné en septembre, est hors course et le Catalan Maxime Mermoz est en phase de reprise. Son équipier David Marty, le Clermontois Aurélien Rougerie et le Parisien Mathieu Bastareaud sont sur les rangs pour rejoindre Yannick Jauzion, seul élément incontournable. Clément Poitrenaud, régulièrement utilisé au centre avec le Stade Toulousain, pourrait également corser l'équation.

Wisniewski dans le groupe ?

Pour épauler l'ailier toulousain Vincent Clerc, les candidatures affluent avec son équipier Maxime Médard, plus revu en bleu depuis novembre 2009 mais meilleur marqueur du Top 14 depuis le début de la saison, le Clermontois Julien Malzieu, le Castrais Marc Andreu et le Briviste Alexis Palisson. Au poste de demi de mêlée, le Biarrot Dimitri Yachvili, étincelant depuis le début de la saison, semble s'imposer aux côtés de Morgan Parra, probablement au détriment du Parisien Julien Dupuy. Derrière l'ouvreur François Trinh-Duc, les entraîneurs pourraient offrir une première convocation au Racingman Jonathan Wisniewski. Damien Traille, qui revient de blessure avec Biarritz et entend se fixer au poste de N.10, offre une autre alternative intéressante. Le pack, principale certitude française, devrait demeurer stable. Le Montpelliérain Fulgence Ouedraogo devrait effectuer son retour après avoir fais les frais cet été du contentieux entre la Fédération et la Ligue nationale de rugby (LNR) au sujet de l'équipe de France de rugby à VII.


Probables: Thomas Domingo (Clermont), Nicolas Mas (Perpignan), William Servat (Stade Toulousain), Lionel Nallet (Racing-Métro), Romain Millo-Chluski (Stade Toulousain), Julien Pierre (Clermont), Sébastien Chabal (Racing-Métro), Fulgence Ouedraogo (Montpellier), Imanol Harinordoquy (Biarritz), Julien Bonnaire (Clermont), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain, cap.), Morgan Parra (Clermont), Dimitri Yachvili (Biarritz), François Trinh-Duc (Montpellier), Yannick Jauzion (Stade Toulousain), Damien Traille (Biarritz), Vincent Clerc (Stade Toulousain), Maxime Médard (Stade Toulousain), Clément Poitrenaud (Stade Toulousain)

Possibles: Jean-Baptiste Poux (Stade Toulousain), Luc Ducalcon (Castres), Dimitri Szarzewski (Stade Français), Guilhem Guirado (Perpignan), Pascal Papé (Stade Français), Alexandre Lapandry (Clermont), Wenceslas Lauret (Biarritz), Antoine Burban (Stade Français), Julien Puricelli (Bayonne), Julien Dupuy (Stade Français), David Skrela (Stade Toulousain), Jonathan Wisniewski (Racing-Métro), Mathieu Bastareaud (Stade Français), Maxime Mermoz (Perpignan), David Marty (Perpignan), Aurélien Rougerie (Clermont), Marc Andreu (Castres), Julien Malzieu (Clermont), Alexis Palisson (Brive), Benjamin Fall (Racing-Métro)






lundi 25 octobre 2010

Tournée de novembre : dernières réflexions pour Lièvremont

Le sélectionneur livre mercredi sa liste pour les tests de novembre. Ses hésitations portent sur les arrières.

Le temps presse désormais pour les candidats à la Coupe du monde. Huit matches séparent les Bleus de l'annonce des 30 élus pour la Nouvelle-Zélande. Elle sera effectuée début mai, avant les barrages (13, 14 mai) du Top 14.


Mercredi après-midi, Marc Lièvremont communiquera la composition du groupe pour la tournée de novembre. Il sera constitué de 16 avants et 14 arrières alors que l'équilibre devrait être de 17 et 13 en septembre prochain.

Ainsi qu'il le confiait la semaine dernière dans nos colonnes, l'entraîneur des Bleus avait sa liste « constituée à 90 % » avant le week-end. Le superbe duel entre Toulouse et Perpignan qu'il avait choisi de regarder samedi, aura peut-être balayé ses hésitations ou ravivé ses migraines quant à la constitution de sa ligne de trois-quarts.

La France ne dispose pas de pléthore de joueurs de classe mondiale au niveau des arrières. Quant à ceux dont le potentiel est évident : Mathieu Bastareaud, Maxime Médard, Maxime Mermoz, ils n'ont pas forcément fait tous les efforts pour optimiser leurs qualités. « Il y a quatre ou cinq joueurs qui ont du talent mais dont je vais me passer parce que c'est l'avant-dernière échéance pour leur expliquer qu'ils doivent être plus performants », affirmait encore Lièvremont.

Il y aura donc de fameux déçus mercredi. Derrière mais aussi devant comme Louis Picamoles, le plus souvent remplaçant à Toulouse, lui qui semblait promis à immense carrière.

A contrario, cette tournée constituera peut être pour deux ou trois nouveaux venus l'opportunité de démontrer leur capacité à évoluer au plus haut niveau. On pense à l'ouvreur du Racing Métro Jonathan Wisniewski ou au centre de Brive Fabrice Estebanez. Tour d'horizon des postulants  :


Piliers (4)

Nicolas Mas, à droite, et Thomas Domingo, à gauche, sont les hommes de base. Sylvain Marconnet et Jean-Baptiste Poux sont des candidats évidents mais le sélectionneur laissera probablement au repos ses deux trentenaires pour tester les Castrais Luc Ducalcon et Yannick Forestier ou le Perpignanais Jérome Schuster.


Talonneurs (2)

William Servat et Dimitri Szarzewski, s'il n'est pas suspensdu (voir page 8), ont réglé le problème de la concurrence.


Deuxième ligne (4)

Peu de surprises à attendre : Lionel Nallet, Julien Pierre, Romain Millo-Chluski et Sébastien Chabal seront à Marcoussis même si ce dernier jouera ponctuellement en numéro 8.


Troisième ligne (6)

Ils sont quatre à avoir déjà leur carte d'embarquement pour Auckland : Thierry Dusautoir, Imanol Harinordoquy, Fulgence Ouedraogo et Julien Bonnaire. Derrière ce quatuor, le jeune Alexandre Lapandry a marqué des points. Picamoles n'a cessé d'en perdre. Ce qui, en l'absence de Wenceslas Lauret, pourrait constituer une aubaine pour le Bayonnais Julien Puricelli ou le Parisien Antoine Burban.


Demis de mêlée (2)

Au vu de ses derniers matches brillants, le Biarrot Dimitri Yachvili est revenu à la hauteur de Morgan Parra. Les autres, même Julien Dupuy, sont loin derrière.


Demis d'ouverture (3)

Les 80 minutes de Damien Traille en dix face à Clermont ont été convaincantes. Il accompagnera François Trinh-Duc, en forme actuellement, et Wisniewski devrait se voir offrir une chance.



Centres (3)

Qui aux côtés de Yannick Jauzion ? Bastareaud, hors sujet, et Mermoz, blessé, ne sont plus en course. Traille qui n'a plus à faire ses preuves peut jouer aussi premier centre. Le Briviste Estebanez et Aurélien Rougerie sont deux options en deuxième centre avec David Marty sachant que Florian Fritz n'est plus en cour.


Ailiers-Arrières (6)


Un vrai casse-tête. En l'absence de Benjamin Fall, le Briviste Alexis Palisson, le Castrais Marc Andreu, le Clermontois Julien Malzieu devraient en être. Tout comme le Toulousain Vincent Clerc, en regain de forme. En revanche, rien n'est garanti pour ses équipiers Maxime Médard et Clément Poitrenaud qui pourraient s'effacer au profit du Perpignais Jérome Porical, voire du Bayonnais Yoann Huget.



Sud Ouest

Eauze au forceps

Dans des conditions de jeu difficiles, les locaux remportent une victoire précieuse qui leur permet de prendre la tête du championnat.

Le principal acteur de ce match aura été le vent violent accompagné de pluie et qui aura contrarié le jeu. D'ailleurs, Eauze qui jouait en blanc contre le vent en première mi-temps, aura souffert quelque peu face à des avants magnoacais brouillons.


Les Haut-pyrénéens profiteront de leur première incursion dans le camp élusate pour obtenir une pénalité que Zampar transformera. Ce sera ensuite une domination des avants élusates qui ont fait reculer leurs homologues à plusieurs reprises, mais ce sacré vent les privera de quelques bonnes balles d'attaque, et sur un nouveau groupé pénétrant des Élusates, pour hors-jeu, Rossoni égalisera.


Ensuite, le jeu va s'équilibrer avec des joueurs de Castelnau tentant de scorer, mais en pure perte, devant la très bonne défense des Armagnacais. Une mauvaise inspiration d'un joueur élusate permet une domination des Magnoacais dans le camp élusate, et Zampar pour les siens rate un drop. Les Pyrénéens ont l'occasion d'aggraver le score sur une nouvelle pénalité tentée et ratée par Zampar, avant que l'arbitre ne siffle la mi-temps.

Rossoni en réussite

Au retour des vestiaires, c'est au tour des Élusates de prendre les choses en mains avec l'appui du vent. Ils vont camper dans le camp pyrénéen, provoquant des fautes comme celle qui conduit à l'exclusion temporaire du 7 pyrénéen à la 44e.

Pour une faute, Rossoni transforme une pénalité sous un véritable déluge. Les Magnoacais sont obligés de faire faute pour pouvoir résister à l'emprise du pack élusate, et à ce jeu Rossoni ne va pas se priver d'enquiller les pénalités. Sur un des rares ballons relancés par les Pyrénéens, Le Bourhis trouve une magnifique touche à 5 m de la ligne d'en-but de Castelnau.

Mais si les Élusates sont dominateurs en mêlées ouvertes, ils le sont moins en touches… heureusement pour leurs adversaires car l'addition aurait pu être plus corsée.

Mais la délivrance totale allait venir par l'intermédiaire du pilier Lantin qui, en bon capitaine, montrait la voie à la 71e en marquant un essai après une percutante percée. Rossoni ne se privait pas de transformer, donnant ainsi un score plus en rapport avec la domination élusate en deuxième mi-temps.


Marc Andreu était là


Ces derniers avaient pu marquer un autre essai, mais les mauvaises conditions météorologiques les en auront privés. Ils encaisseront, pour un hors-jeu, une pénalité réussie par les visiteurs, ce qui portera le score de 19 pour Eauze à 6 pour Castelnau-Magnoac, le tout sous les yeux de l'international Marc Andreu, qui a donné le coup d'envoi.




dimanche 24 octobre 2010

Castres passe à l'offensive

Top 14 (10e journée). Le Castres Olympique a obtenu son premier bonus offensif en disposant d'Agen 38-11.


On n'a pas vécu le grand soir ni la première mi-temps face à Cardiff, mais le CO a rempli son contrat. À savoir une victoire bonifiée, la première de la saison, qui doit en appeler d'autres, notamment samedi prochain contre Bourgoin.


Photo du 21 octobre 2010


On n'en est pas encore là car, avant de taper du poing sur la table en deuxième mi-temps, les Castrais se sont longtemps cassé les reins sur la défense agenaise, une équipe qui n'avait guère que son courage à opposer hier. Par précipitation ou excès d'individualisme parfois, les Tarnais ont eu du mal à transcrire au tableau d'affichage leur potentiel bien supérieur. Et ce n'est pas faute d'avoir confiqué les ballons, grâce notamment à une touche impeccable qui a collecté les munitions (déjà deux dans les cinq premières minutes). Une percée de Chris Masoe profitant d'un fond de touche déserté (12e), une action « caviardée » par Bai, qui oublie un surnombre (14e), sans oublier cet essai de Marc Andreu sur un ballon millimétré de Mc Intyre refusé par l'arbitre pour un hors-jeu sujet à caution (21e) auraient pu débloquer le compteur.

« Sur la bonne voie »

ça en devenait crispant, même si Teulet assurait le service minimum. « On avait l'impression de maîtriser notre sujet, mais on se devait d'être prudents car on n'était pas à l'abri d'un contre», analysait Laurent Labit. La délivrance allait advenir à la demi-heure lorsque Mc Intyre profitait d'un bon travail des avants pour renvoyer l'ascenseur à Luc Ducalcon.

Cinq minutes en deuxième mi-temps suffirent à planter le drapeau du bonus offensif grâce à deux essais d'Audrin et de Tekori de fort belle facture. Mais il fallut attendre la dernière réalisation de Pédro Garcia, tout juste entré en jeu pour souffler définitivement : « Je suis très fier de l'équipe et des joueurs. On sentait qu'on était sur la bonne voie depuis les matchs contre Northampton et Cardiff. La conquête a été très performante, notamment l'alignement et je retiens aussi le deuxième essai avec quatre minutes de temps de jeu sur deux ou trois largeurs. Il faut continuer dans ce sens-là », appréciait Laurent Travers. Il faudra enfoncer le clou samedi prochain devant Bourgoin pour se replacer définitivement parmi les candidats aux six premières places.

Mais sur ce qu'ils démontrent depuis trois rencontres, les Castrais ont indéniablement les moyens de s 'inviter de nouveau à la table des grands.



La depeche


Marc Andreu > Ailier de Castres. « Nous avions été prévenus des intentions agenaises. Nous avons su débrider le match d'entrée. Nous nous créons beaucoup d'occasions mais nous ne les finissons pas toutes. Aujourd'hui nous avons su concrétiser les bonnes intentions de ces dernières semaines. »

Top 14. Castres confirme Agen infirme



Top 14. Premier bonus offensif de la saison pour des Castrais nettement supérieurs aux Agenais.


L'analyse

Le Castres Olympique a engrangé son premier bonus offensif de la saison en dominant Agen en large, en long et en travers. Après une première mi-temps synonyme d'occasions gâchées, les hommes de Tillous-Borde ont lâché les chevaux en deuxième période. Privés de ballons, avec un alignement indigent (cinq lancers de Nargissi perdus durant les quarante premières minutes), les Agenais ont passé l'après-midi à défendre. Ils ont en outre souvent été privés de soutien lors de leurs rares incursions dans le camp tarnais à l'image de Lagrange, qui se retrouve totalement esseulé après avoir percé le rideau castrais (72e). Entre indiscipline et en avants, ils n'ont jamais été véritablement dangereux. Au final, une lourde ardoise et la victoire de La Rochelle sur Brive qui vient couronner le tout.



Les hommes

Romain Teulet a encore été énorme. Au pied bien sûr avec un 6 sur 7 qui a permis aux Castrais de matérialiser leur domination, mais aussi dans le jeu courant. Avec sa façon de passer les bras pour éliminer ses adversaires, il a souvent allumé la mèche. Exemple sur l'essai du bonus inscrit par Tekori (52e). On soulignera également les prestations de Marc Andreu, qui s'est injustement vu refuser un essai en première période pour un hors-jeu plus que litigieux et Mc Intyre, plutôt à son avantage dans le jeu d'occupation au pied. Dans les rangs d'Agen, on retiendra la troisième ligne, emmenée par un Fonua qui n'a rien à envier à Tekori ou Masoe en terme de puissance.

L'essai

Le deuxième essai a emballé Pierre-Antoine. Le CO a imposé quatre minutes de séquences d'essuie-glace avant que Yohan Audrin ne plante la banderille finale.

La phrase

« La H-Cup est plus profitable que le Challenge européen car des matchs contre des équipes du niveau de Northampton et Cardiff permettent d'acquérir le rythme et de ne pas être surpris à la reprise du championnat », dixit Laurent Labit.

Et maintenant

Le CO va encore arbitrer la lutte pour le maintien en recevant Bourgoin, samedi à 14h30. Quant aux Lot-et-Garonnais, au même moment, ils accueilleront La Rochelle pour ce qui s'apparente déjà au match de la survie en Top 14.

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Fiche Technique

Castres 38 - Agen 11

MT: 19-6; 8. 516 spectateurs; arbitre : M. Maciello (Provence Côte d'Azur)

Vainqueurs : 4 E Ducalcon (30), Audrin (48), Tekori (52), Garcia (75); 3 T Teulet (31, 49) et Baï (76); 4 P Teulet (2, 17, 26, 40)

Vaincus : 1 E Monribot (79); 2 P (7, 19) Courrent

Evolution du score: 3-0, 3-3, 6-3, 6-6, 9-6, 16-6, 19-6/26-6, 31-6, 38-6, 38-11.

CASTRES :Teulet (Denos, 70); Inigo, Audrin (Garcia, 55), Baï , Andreu (o) Mc Intyre (Bernard, 65) (m) Tillous-Borde (cap); Caballero, Masoe, Diarra (Malonga, 57); Tekori, Rolland (Murray, 76); Ducalcon (Peikrishvili, 54), Bonello (Kayser, 50), Forestier (Saayman, 69).



AGEN : Edmond Samuel; Vaka, Robinson (Ahotaeiloa, 50), Pelesasa, Swiring (o) Courrent (Barnard, 69) (m) Bales (Machenaud, 61); Badenhorst (cap), Fonua (Chavet, 54), Monribot; Springgay (Lagrange, 60), Faaoso; Sheklashvili (Kouider, 60), Narjissi (Mach, 60), N'Nomo.

La note du match : 13/20

L'homme du match : Romain TEULET (Castres)






La cerise sur le gâteau

Un signe qui ne trompe pas, les visages du Castres Olympique étaient vraiment radieux au retour dans les vestiaires. Si le bonus offensif, le premier de la saison, est bien sûr en cause face à une équipe agenaise qui devait être prise au sérieux, la méthode payante utilisée hier était aussi source de satisfaction. Comme le confie Marc Andreu : « On a appliqué les consignes, bien sûr on nous dira que ce n'était pas totalement, mais globalement c'était bien parce qu'on a débridé le match d'entrée de jeu et qu'ensuite on a pu s'épanouir, marquer des essais et se faire plaisir sur le terrain ». Son compère Yoan Audrin lequel a su trouer le dernier rempart visiteur, va dans le même sens : « Ces matchs de Coupe d'Europe nous ont faits du bien, on a pu penser à autre chose qu'au championnat et cela nous a permis de nous retrouver, de nous resserrer un peu plus. Il est vrai qu'on a pris davantage de plaisir aujourd'hui, parce que le timing est meilleur, les courses sont meilleures, c'est beaucoup plus facile de jouer en avançant. En plus c'est bien de concrétiser nos actions parce que cela faisait quelque temps qu'on n'allait pas au bout. Cela fait donc très plaisir de prendre ce bonus offensif. L'essai de Luc Ducalcon, c'est comme si c'était un essai de trois-quarts, il est placé dans la ligne, il prend l'intervalle. Il ne faut pas s'enflammer, sachant qu'on a un match important contre Bourgoin samedi prochain. Il faudra faire comme aujourd'hui, respecter l'adversaire. N'oublions pas qu'il y avait une équipe d'Agen qui nous a posé des problèmes, notamment en première mi-temps. On se contentait de jouer à la baballe et de les traverser, cela ne pouvait pas suffire, il fallait les canaliser, faire preuve de régularité. C'est ce qui s'est passé en deuxième période. Chez les avants, mêmes sentiments dans la bouche de Matthias Rolland : « L'alignement castrais a été performant, ce n'est pas mal depuis le début de la saison, continuons sur cette voie. On s'est concentré sur ce match et le point de bonus, c'est la cerise sur le gâteau. Ce n'était pas si simple que ça de reprendre le championnat après la H'Cup, le bonus n'était pas prévu, c'est un plus, même s'il a fallu se régler à la pause. »

La depeche