dimanche 31 octobre 2010

Castres en mode bonus

Marc à inscrit le premier essai.

Castres prend un précieux bonus offensif face à Bourgoin (41-24). Mais, au-delà du score, le CO s'est un peu fait peur et a dû batailler pour garder son bonus.

A retenir


Le CO a démarré sur les chapeaux de roue et a rapidement mis Bourgoin sous l'étouffoir. Mais les Castrais l'ont peut-être joué un peu trop facile et trop voulu gérer leur seconde période. Résultat des courses, face à des Berjalliens handicapés par les blessures mais toujours vaillants, les locaux ont eu des sueurs froides. Déconcentrés et maladroits en seconde période, ils ont eu le plus grand mal à conserver trois essais d'écarts.


Ce qui aurait pu changer le match

70e - Chris Masoe prend un carton jaune pour un plaquage à retardement. Castres va terminer la rencontre à quatorze alors que Bourgoin revient fort. La conséquence est immédiate avec un essai de Tian deux minutes plus tard. La fin de rencontre sera tendue pour les Castrais qui feront tout pour conserver leur bonus.


Il a brillé

Sylver Tian : L'arrière berjallien a tenu la baraque. Le CSBJ lui doit de ne pas avoir pris plus cher dans cette rencontre. Il a transformé les trois essais, dont le sien, parfois dans des positions bien difficiles.


La phrase

«Bourgoin n'est pas mort, on a montré aujourd'hui que l'on avait de la ressource. On va attendre la trêve et en profiter pour récupérer nos blessés. D'ici là, il faudra négocier au mieux les deux matches à domicile qui arrivent», d'Eric Catinot, entraîneur de Bourgoin. - B.L. (avec AFP)


l'équipe

Castres, le plein quand même




Vainqueurs : 6 E Andreu (9), Baï (28) Inigo (36) Masoe (54), Peikrishvili (64) Denos (67); 3T (28, 36, 54) et 1 P (4) Teulet; 1T Bernard (67)


Vaincus : 3 E Labrit (43), Tulou (58), Tian (71); 3T tian; 1 P Di Bernardo (33)

Evolution du score: 3-0, 8-0, 15-0, 15-3, 22-3/22-10, 29-10, 29-17, 34-17, 41-17, 41-24

Castres: Teulet (Denos, 60); Inigo, Garcia, Baï, Andreu (o) McIntyre (Bernard, 50) (m) Tillous Borde (Sanchou, 53) ; Masoe (Caballero, 62), Tékori (Masoe, 62), Malonga ; Kulemin (Tekori, 62), Murray ; Ducalcon (Saayman, 53), Kayser (Bonello, 53), Forestier (Peikrishvili, 53).

Exclu. Tempo.: Masoe (70)
Bourgoin : Tian; Moinot (A. Forest, 73), Van Zyl, Viazzo (Coux, 36), Nadolo (o) Di Bernardo (Viazzo, 36) (m) Gondrand ; Tulou (Labrit, 70), Labrit (Leonte, 65), Guillot ; Th. Genevois (Jooste, 13), Levast ; Charlet (Bougherra, 55), Janavoy (Khribache, 69), Pelo (Iapteff, 41).

La note du match : 11/20-L'homme du match : Chris Masoe (Castres)



Castres 41 - 24 Bourgoin

L'analyse : en prenant son deuxième bonus offensif en deux rencontres (Agen, Bourgoin) le Castres Olympique a fait le plein et atteint son objectif mais la victoire hier face aux Berjalliens est à qualifier de « chaotique ». Si les Castrais ont très rapidement imposé leur rythme et leur puissance pour inscrire les 3 essais capitaux en première période, ce sont bien les péchés capitaux du rugby qu'ils ont commis en deuxième. Décontraction, pour ne pas dire désinvolture et donc désorganisation, les ont conduits à perdre par épisode leur bonus et à encaisser plus de points qu'ils n'en ont marqués (19 contre 21). Une mésaventure qui s'achève bien, la satisfaction venant du fait qu'ils ont su trouver les ressources nécessaires chaque fois qu'ils étaient en danger.

Les hommes : Côté Castrais Romain Teulet a fait ce qu'il fallait, notamment un petit coup de pied au cordeau pour Marc Andreu qui « débride » le match. Chris Masoe toujours à la pointe du combat a certainement laissé des traces dans les organismes berjalliens tout comme Jo Tékori à l'aise en N° 8. Pierre-Manuel Garcia est également à créditer d'une bonne partie. Si Thomas Sanchou a entendu les travées castraises scander son nom, il le doit très justement à une entrée en jeu très saignantes. En tête de mêlée Kayser a certainement fait sa meilleure prestation de la saison quand aux quatre piliers entrés en jeu, leur performance est à souligner. Alors que le CO avait perdu de sa superbe et le bonus offensif, l'entrée du trio Peikrishvili, Bonello, Saayman, balayant les Isérois jusque derrière leurs poteaux, avec Masoe pour conclure l'avancée, reste un modèle du genre.
Côté Berjalliens, Nadolo a montré ses qualités d'attaquants… beaucoup moins de défenseur, Labrit a tiré son épingle du jeu.

L'essai : le premier inscrit par Marc Andreu consécutivement à un coup de pied rasant de Teulet n'était pas le fruit du hasard, comme le confiait l'international à l'issue de la rencontre : « Juste avant l'action Teulet me dit regarde le 15. On avait vu que Tian rentrait au dernier moment et que Nadolo ne faisait pas le deuxième rideau jusqu'au bout… ».

Et maintenant : le Castres Olympique va défier jeudi le Biarritz Olympique à Aguiléra tandis que, dans le même temps, Bourgoin continuera à faire le dos rond à… Grenoble face au Stade Toulousain.


La depeche

Andreu: "De jolies choses"



Deuxième bonus offensif de suite pour Castres qui remonte au classement, ce qui satisfait l'ailier international Marc Andreu. Celui-ci souligne les efforts de son équipe sur le plan offensif mais déplore quelques erreurs défensivement.

"Nous avons fait des erreurs, notamment en défense où nous n'avons pas été présent collectivement. Mais sur l'envie, sur la construction du jeu, nous avons montré de jolies choses, avec six essais tout de même. Je crois qu'en attaque, nous avons franchi ce cap. Nous avons cette hargne qui permet d'aller derrière la ligne et qui nous manquait peut-être en début de saison. Nous savions que Bourgoin n'allait rien lâcher. Ils ont des valeurs, qui durent 80 minutes".


vendredi 29 octobre 2010

Castres vs Bourgoin



Samedi 30 octobre au stade Pierre Antoine à 14h30.


(photo de hier apres midi)

Guy Novès ne comprend pas les absences de Clerc et Poitrenaud

Marc Lièvremont a décidé de ne pas retenir les deux Toulousains...


Ce n’est pas demain que Marc Lièvremont et Guy Novès partiront en vacances ensemble. Déjà bien remonté après les critiques du sélectionneur sur le niveau du Top 14, Novès comprend mal l’absence de certains de ses joueurs dans le groupe du XV de France pour la tournée d’automne. Interrogé par L’Equipe, le manager toulousain se demande comment le rugby français peut se passer de Clément Poitrenaud et Vincent Clerc. «De voir Arias, Huget, Andreu, Palisson, voire Rougerie retenus et pas eux, ça nous met loin derrière, et on se demande pourquoi», souffle-t-il.

«C’est incohérent»


Et si ses deux joueurs ont eu du mal lors de la reprise du championnat, c’est d’abord la faute… de l’équipe de France. «On leur a reproché d’avoir eu un début de saison poussif mais s’ils n’étaient pas en forme, c’est parce qu’ils ont repris plus tard, à cause de la tournée de l’équipe de France en juin dernier, cible Novès. Leur reprocher ça, c’est incohérent. Les sélectionneurs leur ont préféré des nouveaux qui sont apparus en forme en début de saison.» C’est ce qui s’appelle un placage appuyé.


A.P.

20minutes

jeudi 28 octobre 2010

Sélection XV de France novembre : Lièvremont nous fait le coup de la pochette surprise

Et hop il a joué l’ouverture. Il avait prévenu qu’il y aurait des surprises et même si, dans certains journaux, des noms avaient filtré, il fallait attendre de le voir (ou de l’entendre) pour le croire. C’est fait. A moins d’un an de la Coupe du monde, à dix matches de l’échéance (cf. calendrier), Marc Lièvremont et le comité de sélection ont donc décidé de suivre la politique de l’homme en forme plus que celle de la continuité, à certains postes des lignes arrière en tout cas, pour constituer leur groupe de 31* joueurs appelés à affronter les Fidji (13 novembre), l’Argentine (20 novembre) et l’Australie (27 novembre).


Le rugby commence devant, commençons donc par là : l’ossature est sacrément solide. Jusqu’au dix même, à part le jeune Catalan Jérôme Schuster (5 titularisations en 12 matches depuis le début de saison avec l’USAP), testé en France A cet été, retenu « à la place » du très discret Jean-Baptiste Poux dont on sait qu’il est une doublure efficace en toute circonstance, regardons bien la liste : c’est du costaud, rien à redire. Damien Traille pointe le bout de son nez à l’ouverture, personne ne s’en plaindra. Il apparaît à tous comme le complément parfait de François Trinh-Duc.


Commentaire de Lièvremont : « Damien est le joueur idéal tant il est doué à tous les postes sur la ligne de trois-quarts. Il a les mêmes qualités que François avec un jeu au pied plus long. Nous avons retenu trois arrières de petit gabarit. L’option Traille à l’arrière n’est pas non plus abandonnée. » Bref, il sera « utility back », le grand Traille (des fois qu’il couvre aussi le centre !).

Les deux charnières retenues et aussi dites « interchangeables » par Lièvremont, la jeune (Parra – Trinh-Duc, 11 titularisations communes en bleu, 7 de rang depuis 2010) et l’expérimentée (Yachvili-Traille, « qui ont l’avantage de se connaître à la perfection »), devraient se partager les deux premiers matches. Concernant Yachvili, Lièvremont a tout de même précisé : « Il est un parfait animateur de ses avants, il faudra qu’il se fasse violence pour animer aussi le lien avants – trois-quarts. »

C’est au-delà, donc, que débutent les expérimentations en l’absence de Poitrenaud, qui nous semblait plutôt fringant avec le Stade Toulousain, Clerc pas si mal, Malzieu en forme et Bastareaud et « son potentiel unique » à qui on reproche son manque de sérieux, soit quatre « piliers » du dernier Grand Chelem laissés sur le bas côté. Pour rassurer, il y a bien sûr l’inamovible Yannick Jauzion. A son côté David Marty. Ces deux-là ont déjà été titularisés 12 fois ensemble (notamment pendant la Coupe du monde 2007) au centre de l’équipe de France. Ils font la maille. Mais après… Estebanez ? Est-il si flamboyant en Championnat pour être là ? Rougerie ? Ce sera une première à ce niveau (à moins qu’il soit là aussi pour couvrir l’inexpérience aux ailes).

Et le fond du terrain enfin : 29 sélections à six, dont la moitié pour le seul Médard, pas vu depuis un an. Alors qu’on sentait depuis novembre 2009 un resserrement progressif du groupe, la création progressive d’un « club France » évoluant par petites touches, la continuité a été brisée au motif de « la forme du moment ». A une période qu’on pouvait penser le plus propice pour un peu plus renforcer la cohérence née du dernier Grand Chelem. C’est étonnant. Il n’est pas ici question de la valeur intrinsèque des joueurs ou de leur forme actuelle mais les différences sont-elles si énormes pour justifier ce chambardement ? (cf. classement des meilleurs casseurs de plaquage et des mètres gagnés ; Andreu en est étonnamment absent) A dix matches et moins d’un an du Mondial, l’introduction de nouveaux éléments (après, déjà, celles de Porical, d’Andreu et de Palisson plus tôt en 2010) peut paraître osée. Elle dit surtout que le staff actuel, depuis qu’il est en place, de par ses errements, les blessures ou les méformes, n’a toujours pas trouvé son trio de base (lire notre analyse : le triangle du doute).

Souhaitons tout de même de beaux débuts à ces nouveaux, de bons retours à ceux qui reviennent, de bonnes confirmations à ceux qui doivent encore convaincre. Le sélectionneur pense posséder « deux bons tiers, voire trois-quarts du groupe » des trente joueurs qu’il emmènera au Mondial en Nouvelle-Zélande. Emile Ntamack a ajouté que les écartés (ou les blessés) ne l’étaient pas complètement, espérant « un esprit revanchard chez ces joueurs-là pour nous prouver qu’on s’est trompé ».

« On sait que le véritable sprint final commencera en juin, a conclu Lièvremont. Il n’y a pas de raison de ne pas construire d’ici-là mais on a privilégié la forme du moment. On se prépare peut-être une belle migraine avant le Tournoi si les joueurs appelés donnent satisfaction. »


Le XV de France se réunit le vendredi 5 novembre.

* Pour ceux qui n’auraient pas suivi, Szarzweski passe en commission de discipline le lundi 8 novembre pour son coup de tête sur Genevois et pourrait être suspendu.

Le calendrier du XV de France.


Le groupe des 31

Piliers : Domingo (11 sélections), Schuster (0 sél.), Mas (37 sél.), Ducalcon (1 sél.)

Talonneurs : Servat (30 sél.), Szarzewski (48 sél.), Guirado (5 sél.)

Deuxième ligne : Millo-Chlusky (14 sél.), Nallet (56 sél.), Papé (26 sél.), Pierre (9 sél.)

Flankers : Dusautoir (35 sél., capitaine), Bonnaire (54 sél.), Ouedraogo (20 sél.), Lapandry (4 sél.)

Numéro huit : Chabal (55 sél.), Harinordoquy (62 sél.)

Demis de mêlée : Parra (19 sél.), Yachvili (44 sél.)

Demis d’ouverture : Trinh-Duc (22 sél.), Traille (74 sél.)

Centres : Jauzion (68 sél.), Marty (31 sél.), Rougerie (57 sél.), Estebanez (0 sél.)

Ailiers : Andreu (4 sél.), Arias (1 sél.), Huget (0 sél.)

Ailiers/arrières : Médard (14 sél.), Palisson (9 sél.)

Arrière : Porical (1 sél.)


rugbyconnection

mercredi 27 octobre 2010

Bleus : Le groupe




Le staff de l'équipe de France a dévoilé ce mercredi le groupe retenu pour les test-matchs de novembre. Comme prévu, 31 joueurs y figurent en attendant une éventuelle suspension de Dimitri Szarzewski.


Le groupe tricolore :

 Avants: Domingo, Schuster, Guirado, Servat, Szarzewski, Ducalcon, Mas, Millo-Chluski, Nallet, Pierre, Papé, Bonnaire, Chabal, Dusautoir (cap.), Lapandry, Harinordoquy, Ouedraogo.

Arrières: Parra, Yachvili, Trinh-Duc, Traille, Jauzion, Marty, Estebanez, Rougerie, Andreu, Arias, Huget, Médard, Palisson, Porical.