vendredi 4 mai 2012

Castres doit confirmer ses progrès lors de sa fin de saison



Les Castrais comptent sur une troisième qualification consécutive en phases finales pour confirmer leurs progrès depuis 2009. Leur président Michel Dhomps souhaite lui faire grandir le CO, avec notamment le projet d'un nouveau stade.

Le club a besoin d’évoluer et on travaille à le faire évoluer. » Les mots de Michel Dhomps dans les colonnes de La Dépêche du Midi sonnent comme une envie, une ambition à long terme pour le Castres Olympique. Aux commandes depuis 2010, le président du club tarnais a poursuivi l’entreprise de ses prédécesseurs, Jean-Philippe Swiadek et surtout Pierre-Yves Revol, désormais boss de la Ligue Nationale de Rugby. Il souhaite donner une autre envergure au CO et l’accompagner dans sa croissance. En ce sens, une troisième qualification consécutive pour les phases finales du championnat serait un signe fort. « L'objectif d'être dans les six premiers reste d'actualité. Après évidemment, si on se qualifie, on ne va pas se satisfaire de cela en se disant que la saison est finie. On ne va pas lever le pied. Si on se qualifie, l'objectif est d'aller le plus loin possible. Et jouer tous les matchs à fond. On y va pour gagner. » Sauvés de justesse lors de la saison 2008-09, lorsqu’ils avaient terminé douzième et premier non relégable devant Dax, les Castrais ne cessent de progresser depuis.

Dans le sillage de leur duo d’entraîneurs, composé de Laurent Labit et Laurent Travers, ils se sont installés dans le haut du tableau et affirmés comme un club qui compte. Ils semblent bien partie pour s’y faire une place durablement. Une non-qualification pour les barrages, qui priverait également le club de H Cup la saison prochaine, serait donc un pas en arrière. Mais Dhomps reste confiant. « On a toutes les cartes en main. Mais on ne veut pas faire de calculs savants. On pense d'abord à gagner contre Clermont avant de se demander dans quel état d'esprit va venir Bayonne en fonction du résultat de leur match contre Agen. Il ne faut pas penser à tout ça. Il faut prendre les matchs les uns après les autres. C'est le CO qui nous intéresse. » Il compte aussi sur l’appui du public de Pierre-Antoine, où les Tarnais joueront leurs deux derniers matchs. Le staff s’est régulièrement plaint d’un manque de soutien à la maison. « Pour ces deux matchs à domicile, les joueurs et les coachs ont besoin de sentir le public derrière eux. On a besoin de cette ferveur et encore plus pendant les phases plus difficiles durant un match. »

Malgré un stade vétuste et une capacité d’accueil très limité (11 500 places), les Castrais ne devraient pas s’exiler loin de leur antre en cas de barrage à domicile. A l’origine, Dhomps envisageait deux délocalisations dans la saison. Il n’aura finalement fait déménager son équipe à Toulouse que pour la réception du Munster en Coupe d’Europe (24-27). « On a largement tenu compte des mécontentements quand on se déplace. On sait que ce n'est pas facile pour les supporters de suivre. Mais jouer à domicile peut susciter aussi des mécontentements, comme l'an dernier quand on a reçu Montpellier en barrages. Car par manque de places à Pierre-Antoine, beaucoup de supporters n'ont pas pu être servis. Toute décision suscite des mécontentements. » Quant à l’hypothèse de la construction d’une nouvelle enceinte, le projet en est encore à l’état d’ébauche. « Il n'est pas enterré. Avoir des projets c'est bien, mais avoir les financements, c'est autre chose. Mais le sujet est régulièrement évoqué. Et on espère faire quelque chose pour montrer à l'environnement sportif que le CO ne reste pas immobile. » Preuve que sa croissance est encore loin d’être terminée.


Rédigé par Geoffrey STEINES
Rugby365

Castres. Le président du CO : "Aller le plus loin possible"



Avant la dernière ligne droite du championnat, Michel Dhomps, le président du CO nous livre ses objectifs, évoque les projets du club et mobilise les supporters.

«Recevoir une grande équipe qui a ce bel état d'esprit est toujours agréable ». Michel Dhomps est ravi de recevoir Clermont à Pierre-Antoine samedi à 14h15. Mais le président du CO ne fait pas d'angélisme pour autant à l'approche de cette affiche du Top 14. Il espère bien que son équipe batte les Auvergnats pour s'assurer la qualification en phases finales et s'impose aussi dans la foulée face à Bayonne pour essayer de décrocher un barrage à domicile. Il répond à nos questions avant ces deux derniers matchs de la phase régulière à domicile.


C'est la dernière ligne droite. Comment voyez-vous ces deux derniers matchs ?

On a toutes les cartes en main. Mais on ne veut pas faire de calculs savants. On pense d'abord à gagner contre Clermont avant de se demander dans quel état d'esprit va venir Bayonne en fonction du résultat de leur match contre Agen. Il ne faut pas penser à tout çà. Il faut prendre les matchs les uns après les autres. C'est le CO qui nous intéresse.


Avez-vous revu votre objectif à la hausse maintenant que les phases finales vous tendent les bras ?

L'objectif d'être dans les six premiers reste d'actualité. Après évidemment, si on se qualifie, on ne va pas se satisfaire de cela en se disant que la saison est finie. On ne va pas lever le pied. Si on se qualifie, l'objectif est d'aller le plus loin possible. Et jouer tous les matchs à fond. Et on y va pour gagner.


Quel message voulez-vous faire passer auprès des supporters castrais ?

L'enjeu est très important. Bien sûr que l'on compte d'abord sur le sportif. Mais aussi sur nos partenaires et nos supporters. On a vu un énorme soutien face à Montpellier. Et c'est vrai que cela s'est estompé un peu face à Bordeaux. Mais pour ces deux matchs à domicile, les joueurs et les coachs ont besoin de sentir le public derrière eux. On a besoin de cette ferveur et encore plus pendant les phases plus difficiles durant un match. Pas uniquement quand on joue bien et qu'on marque des essais. Et malheureusement, on sent parfois que quand l'équipe est dominée, le public l'est aussi. On a la chance d'être dans une ville de rugby. Et même si le CO est un club discret, entre nous à Castres, on peut faire du bruit.


Vous aviez annoncé deux délocalisations dans la saison. Finalement il n'y en aura eu qu'une à Toulouse pour la réception du Munster en H cup. Pourquoi avoir changé d'avis ?

Effectivement, on n'envisage plus de délocalisation pour cette saison même en cas de barrage à domicile. Il faut savoir changer d'avis. On a largement tenu compte des mécontentements quand on se déplace. On sait que ce n'est pas facile pour les supporters de suivre. Mais jouer à domicile peut susciter aussi des mécontentements comme l'an dernier quand on a reçu Montpellier en barrages. Car par manque de places à Pierre-Antoine, beaucoup de supporters n'ont pas pu être servis. Toute décision suscite des mécontentements. Le tout est d'assumer ses choix.


Ou en est le projet de nouveau stade qui devait être décidé en début de saison ?

Il n'est pas enterré. Avoir des projets c'est bien, mais avoir les financements c'est autre chose. Mais le sujet est régulièrement évoqué. Et on espère faire quelque chose pour montrer à l'environnement sportif que le CO ne reste pas immobile. Le club a besoin d 'évoluer et on travaille à le faire évoluer.


"Le recrutement est bouclé"

Un dernier joueur vient de s'ajouter au recrutement annoncé pour la saison 2012/2013. En plus des sept nouveaux déjà confirmés par le club (le pilier Lazar, les 2e ligne Samson et Faaselele, les 3e ligne Wannenburg et Classen, l'ailier Garvey et l'arrière Dulin), il faut enregistrer la signature du jeune néo-zélandais Daniel Kirkpatrick. Le centre de Wellington, âgé de 23 ans, s'est engagé pour trois saisons. « Le recrutement est bouclé avec 33 contrats pros» affirme ainsi le président du CO.


La Depeche

mercredi 25 avril 2012

Le CO va s'entraîner à Revel

Les supporters fidèles aux entraînements n'auront pas à venir au Lévezou aujourd'hui. Le CO a décider de rejoindre Revel pour parfaire sa préparation en vue de la venue de Clermont-Ferrand samedi 5 mai à 14h15 à Pierre-Antoine mais aussi pour créer des liens avec les Revelois comme l'explique Laurent Labit. «Le club de Revel et le CO sont en train de travailler pour signer un partenariat. Il s'agit d'avoir un échange au niveau des jeunes. Revel est plus près de Castres que Toulouse même si cela se situe en Haute-Garonne et l'idée, dans le cas où il y a des jeunes intéressants, c'est de les amener vers Castres. Inversement, si Revel va vers une équipe senior compétitive, et monte en Fédérale, pourquoi des jeunes castrais ne les rejoindraient pas. Dans ce cadre là on nous a demandé de faire un entraînement délocalisé, explique le coach qui habite Revel. Toutes les installations nous sont mises à disposition. Le terrain d'honneur que je connais très bien va très bien pour s'entraîner et il est également intéressant d'aller à la rencontre des supporters revelois qui viennent souvent nous encourager et qui suivent le CO».

Il faut aussi préciser que cette semaine, sans match ce week-end, est surtout consacrée à de la récupération dans un premier temps. Et il faut aussi soigner les petits bobos car l'empoignade à Toulon é laissé quelques traces. « Il y a eu des béquilles, des coups, des contusions, Romain Teulet au mollet, Luc Ducalcon a un coup sur un tendon, Ibrahim Diarra une béquille à la cuisse, Chris Masoe un choc sur un genou. Il a aussi Rodrigo Capo Ortega qui a une petite lésion au mollet avec lequel on ne prend pas de risque, tout comme avec Matthias Rolland et son orteil fracturé. Tous ces joueurs là on un programme particulier », indique l'entraîneur. Il s'agit de préparer le match à Pierre-Antoine très important pour le CO et en ayant l'effectif le plus complet et le plus en forme possible dès lundi prochain. Quant au moral il est au beau fixe, dixit Laurent Labit : « Ramener deux points de Toulon est une grosse performance en vue de la fin de saison. On avait notre destin en main, on l'a encore plus aujourd'hui. On a les cartes en main, il nous reste à abattre les bonnes pour remporter la mise». En visant un barrage à domicile bien sûr.

Jacques Auclert
La Depeche

Le CO a su croire en ses chances

Le Castres Olympique a fait preuve hier soir d'une petite coquinerie en évitant la célèbre entrée à Félix-Mayol entre les haies de supporters toulonnais. Les joueurs et le staff ont préféré jouer l'évitement en contournant le stade. Était-ce un signe du coup de Trafalgar qu'ils allaient réserver aux Toulonnais un peu plus tard en arrachant le match nul 25 à 25 après avoir remonté un handicap de 19 points ?

Car la partie s'était mal engagée pour les Castrais. Tout de suite après le coup d'envoi, la récupération de la balle par les Toulonnais suite à un dégagement de Wilkinson, pas plus qu'une pénalité sur la première mêlée. Trois points presque aussitôt effacés par Teulet.
Hélas derrière la deuxième mêlée du match Armitage, bégaie la balle à l'insu de Monsieur Péchambert et surprend toute la défense castraises. Et puis tout s'est très vite enchaîné, alors que les troupes castraises semblaient un peu dépassées par les événements, Toulon est retourné deux fois derrière la ligne au point d'avoir le bonus offensif provisoirement en poche avant la demi-heure de jeu.

Très bonne affaire


Il fallait un mental d'acier à la poignée de supporters castrais pour imaginer à cet instant que leur favori pourrait se sortir de la nasse. Ce mental, les joueurs du CO l'ont en eux et savent en tirer profit. La réaction est intervenue avant le changement de côté. Il y a d'abord Marc Andreu, très en verve hier, qui fait passer des frayeurs dans les travées de Mayol. Hélas il ne parvient pas à maîtriser la balle dans l'embut. Ensuite, il faut souligner le gros et précis travail collectif qui a malmené les lignes locales et permis à Romain Martial d'inscrire son neuvième essai en 12 matchs. Le puissant ailier castrais a mis trois défenseurs sur le derrière avant de filer entre les poteaux, cela suscite de l'admiration.

Pourtant il fallait encore un long chemin pour rejoindre Toulon au tableau. Alors les pieds castrais sont entrés en jeu. Teulet bien sûr, 14 points pour l'arrière castrais, puis Bernard de loin, 6 points, avec les cinq points de l'essai le compte est bon. Toulon étouffé par la volonté castraise n'engrangeait pas un seul petit point en deuxième période. Usée par le premier trio Forestier, Bonello, Ducalcon, la mêlée toulonnaise n'a pas pu fanfaronner lorsque Wihongi, Rallier et Taumoepeau sont entrés. On additionne tout ça à une bonne conquête en touche, Malonga s'est même distingué en ce domaine, et le partage des points devient largement équitable. Une très bonne affaire pour le CO qui s'est souvenu que Toulon avait fait de même lors du match aller.


Jacques Auclert
La Depeche

dimanche 22 avril 2012

RCT / CO















Si vous ne vivez pas ce que je vis, vous ne pourrez jamais comprendre ...




Le principal acteur de "Marc Andreu Officiel", de ma passion,
parce que l'admiration que j'ai pour ce joueur se résume sur ces deux photos.

Un grand MERCI à Lui pour tout, sans qui tout cela n'aurait été possible !

★ Parce que la DREU attitude doit être connue de tous ! ★

Renversant, Castres arrache le nul à Toulon



Après une très mauvaise entame, Castres a remonté un handicap de dix-neuf points pour arracher un résultat nul sur la pelouse de Toulon (25-25). Un exploit des Tarnais qui mettent une option dans l'optique des barrages. Le RCT reste troisième mais peut nourrir de très gros regrets.

Renversant ! Tout simplement. Castres a réussi une performance de taille sur la pelouse de Toulon ce samedi, en clôture de la 24e journée de Top 14. Mené de dix-neuf unités après 32 minutes de jeu, le CO s’est réveillé pour ne plus encaisser un seul point et grignoter petit à petit son retard. Chose faite, avec la manière qui plus est, par les coéquipiers de Chris Masoe bien plus présents dans l’impact physique en deuxième période. Et si Bernard n’avait pas raté deux drops en fin de rencontre, la bande du duo Labit-Travers aurait pu signer un exploit retentissant.

Ayant réglé ses problèmes en mêlée fermée, Castres a pu mettre après la demi-heure de jeu la main sur le ballon. Et malgré une grosse maladresse (15 en-avant !), le CO se montrait enfin dangereux en attaque. Sur sa deuxième offensive d’envergure, le club tarnais plantait même un bel essai par l’intermédiaire de l’ailier Martial (39e). Revigoré, plus confiant et grattant de nombreux ballons dans les rucks, il semait le doute dans les esprits de Toulonnais devenus apathiques, amorphes et indisciplinés. Teulet et Bernard ne se faisaient pas prier pour convertir quatre tentatives de pénalité et ramener leur équipe à égalité du RCT (45e, 50e, 54e, 64e). Un Toulon qui a même tremblé sur les deux tentatives de drop de Bernard.

Toulon, trois essais en 15 minutes

Pourtant, rien ne laissait présager une telle issue à cette rencontre. Plus puissant et dominateur en conquête, Toulon prenait très rapidement la mesure du CO. Et faisait preuve d’une belle efficacité. Sur chaque offensive, le RCT faisait évoluer le tableau d’affichage. Armitage était le premier à franchir la ligne d’en-but tarnais (10e) avant que Giteau (15e) et Smith (25e) ne l’imitent. Une domination sans partage, marquée notamment par une supériorité physique évidente. Et puis…plus rien. Les hommes de Laporte se sont peut-être vus gagner trop vite.

S’il a souvent enfilé le costume de sauveur, Jonny Wilkinson n’a pas pu offrir la victoire aux siens et au peuple de Mayol. A l’ultime minute de la partie, sa pénalité, emportée par le vent, a fui les poteaux castrais. Toulon reste troisième au classement mais n’a pas encore mathématiquement assuré sa place en barrages. Il demeure toutefois bien placé pour recevoir…éventuellement une formation de Castres désormais cinquième.