samedi 5 février 2011

Service "mini-malt" pour les Bleus

Maxime Medard et Nikki Walker

La France s'est imposée (34-21) ce samedi à l'occasion de la première journée du Tournoi des 6 Nations 2011. Si les Français ont inscrit quatre essais et ont assuré l'essentiel sur le plan offensif, ils se sont montrés trop fébriles en défense, comme en témoignent les trois essais écossais.




Le XV de France se savait très attendu lors de ce match d'ouverture du Tournoi des 6 Nations. Les Bleus n'ont pas manqué leur entrée dans cette compétition en s'imposant devant l'Ecosse. Un succès rendu obligatoire par les résultats catastrophiques enregistrés depuis le mois de juin dernier. Les Bleus, en recherche de confiance et de certitudes, n'ont pas tremblé face à un XV du Chardon annoncé en pleine progression grâce notamment à un essai de Maxime Médard, très en vue pour son retour en sélection, dès la 3e minute sur le premier ballon de récupération tricolore. Un contre bienfaiteur pour évacuer le stress inhérent à cette première sortie depuis l'ouragan australien.


Les Bleus en contre
Une avance au score certainement salvatrice pour éviter de douter dans un début de rencontre où les Ecossais monopolisaient le ballon en multipliant les temps de jeu. Privés de munitions, les Français s'appliquaient à défendre sans faire de fautes et à prendre le dessus en mêlée fermée. L'essai de pénalité accordé par l'arbitre Wayne Barnes juste avant la demi-heure de jeu ne souffrait d'aucune contestation.
La pression défensive des français devenait leur principale arme. Elle offrait quelques opportunités sur des ballons de récupération ou de relance. Des initiatives particulièrement bien orchestrées par François Trinh-Duc. A trois reprises (16e, 25e, 38e), les joueurs de Marc Lièvremont trouvaient des espaces mais se montraient imprécis au moment de conclure des mouvements prometteurs. Certainement fatigués par leur volonté de ne pas se séparer du ballon et la domination du pack tricolore, les Ecossais souffraient pendant le deuxième acte. Harinordoquy et Traille se trouvaient à la conclusion de deux nouveaux contres pour alourdir la marque et assurait la victoire française.

Une défense à soigner

Mais la fin de rencontre n'était pourtant pas à sens unique, à cause notamment d'un cruel relâchement des Bleus en défense. Profitant de deux plaquages manquées, les hommes d'Andy Robinson inscrivaient deux essais avec une incroyable facilité par Kelly Brown et Sean Lamont. Des errances sur le premier rideau qui rappelaient que le XV de France est malgré tout en phase de convalescence. Mais la confiance née de ce premier succès en 2011 est un pas important dans la reconstruction d'une équipe qui sait tout de même qu'elle devra encore élever son niveau de jeu face aux nations qui prétendent à la victoire finale dans ce Tournoi des 6 Nations.



Rugbyrama - Nicolas AUGOT, envoyé spécial

vendredi 4 février 2011

Marc Andreu Officiel, présente ses sincères condoléances à la famille de Jordan Wisniewski, (frère de Jonathan Wisniewski) dans cette difficile et injuste épreuve.


lundi 31 janvier 2011



Retrouvez l'essai de Marc contre le stade Français (28/01/2011) dans l'onglet Vidéos.



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samedi 29 janvier 2011

Andreu : "On n'a que ce qu'on mérite"


Castres a réalisé la performance la plus aboutie de sa saison en décrochant le bonus offensif face au Stade français (34-12). L'ailier international du CO, Marc Andreu, confirme que l'équipe tarnaise n'avait jamais réussi à bien jouer durant 80 minutes et que les trois-quarts ont haussé leur niveau.

Castres a gagné contre Paris avec la manière, et un point de bonus offensif en prime... S'agit-il du meilleur match de la saison du CO, d'un match référence ?


Marc ANDREU: Sur 80 minutes, sûrement. Depuis le début de la saison, nous avons peut-être produit des séquences de meilleure qualité. Mais jamais nous n'étions parvenus à garder ce niveau pendant un match entier. Cela nous avait d'ailleurs coûté cher lors de nos derniers matchs, à Bayonne et Cardiff notamment, où nous nous étions inclinés dans les dernières minutes parce que nous avions mal géré ces fins de match.



Or, contre Paris, c'est justement sur la dernière action que vous obtenez le bonus...

M.A: C'est cela. Nous avons su puiser au plus profond de nos ressources. Qui sait ? Cela peut être un déclic.



On a ressenti à travers ce match que votre équipe avait quelque chose à prouver aux yeux du rugby français...

M.A: On a effectivement pu entendre avant le match, dans les média, que nous n'étions pas franchement concernés par la qualification. Ou, plus exactement, on parlait de tout le monde sauf de nous. Effectivement, nous avions à coeur de prouver que nous étions capables de nous mêler à la lutte pour la qualification. Je ne prétends pas que nous allons nous qualifier, mais nous voulions montrer que ce n'était pas impossible...



Et cette fois, les trois-quarts se sont hissés au diapason de vos avants.

M.A: Nous avons un pack très performant. Depuis le début de la saison, nous nous appuyions beaucoup dessus, peut-être par facilité. Du coup, nous avions peut-être perdu le pétillant qui était le nôtre la saison dernière. Or, contre Paris, tout le monde a joué sa partition.



Reste à reproduire le même genre de prestations à l'extérieur...

M.A: Exactement. Le plus dur est désormais devant nous. Nous n'avons toujours pas gagné hors de Pierre-Antoine, et pour nous qualifier, il faudra bien obtenir quelques victoires à l'extérieur... Il ne reste plus que quelques journées, il n'y a donc pas à calculer. Nous devrons jouer tous les matchs pour les gagner.



A titre personnel, vous avez inscrit le deuxième essai, êtes à l'origine du premier. On vous a retrouvé dynamiteur, franchisseur. Comme quoi, vous avez plutôt bien digéré votre non-sélection pour le Tournoi...

M.A: Je suis de ceux qui pensent que l'on n'a que ce que l'on mérite. Je n'ai pas été performant lors des matchs qui ont suivi la tournée de novembre. Or, un joueur qui n'est pas performant avec son club n'a rien à faire en équipe de France. Je n'ai qu'une chose à faire, c'est travailler pour retrouver mon meilleur niveau.



Vos statistiques sont pourtant semblables, et même meilleures, que celles de la saison dernière (6 essais contre 5 l'an dernier à la même époque)... Avez-vous conscience d'avoir évolué un ton en-dessous du niveau requis pour figurer parmi les Bleus ?

M.A: Peut-être n'ai-je pas toujours évolué à mon meilleur niveau... Je suis aussi plus attendu que la saison précédente. Cela me cause peut-être préjudice à titre personnel, mais si j'attire plusieurs défenseurs, ce sont mes partenaires qui en profitent... Tant que l'équipe gagne, tant mieux.



Cela confirme que la deuxième saison au plus haut niveau est souvent la plus dure...

M.A: C'est tout à fait vrai, et je le mesure chaque week-end. Dès que j'ai le ballon, mes adversaires me laissent moins d'espace et sont plus concentrés que la saison dernière. C'est à moi de trouver les solutions pour être meilleur encore, de redoubler d'efforts, de concentration, de vitesse.



De quel oeil regarderez-vous le match d'ouverture contre l'Ecosse ?

M.A: Ne pas figurer en équipe de France ne n'empêche pas d'être Français. Je serai évidemment le premier supporter des Bleus, sans haine ni arrière-pensée vis-à-vis de mes concurrents.



Rugbyrama

vendredi 28 janvier 2011

L'essai du jour: un essai de filou signé par le jeune ailier Marc Andreu, qui a permis d'enfoncer le clou dans la victoire de Castres aux dépens du Stade Français (34-12). Après un coup de pied par-dessus tout aussi malin de son ouvreur Romain Teulet (par ailleurs excellent et efficace avec 24 points à son actif) Andreu a grillé la politesse à toute la ligne défensive parisienne, pour être le plus prompt à se jeter sur le ballon dans l'en-but.



France TV


Top 14. Une victoire capitale pour Castres Olympique

Top 14 (17e journée). Les Castrais ont brillamment battu le Stade français (34-12) avec le bonus offensif.

Après quatre défaites consécutives, Coupe d'Europe et championnat confondus, le CO a mis un terme à l'hémorragie qui guettait. Et de quelle manière ! Dans ce match entre prétendants à une place dans le Top 6, crucial malgré les dénégations des entraîneurs castrais, les Tarnais ont été au-delà des espérances de leurs dirigeants, de leurs supporters, voire des Spécialistes, référence faite à une émission d'une chaîne cryptée qui, à la mi-temps du match Clermont-Racing, a passé en revue tous les candidats aux premières places sans jamais parler des Castrais, pourtant barragistes la saison dernière : « Ce matin, les joueurs ne parlaient que de cette émission qui rassemble tous les aigris du rugby et on n'a pas eu à forcer sur la motivation », ironisait Laurent Labit. En s'offrant une victoire agrémentée d'un bonus offensif contre l'un des clubs de la capitale, le CO a sans doute rappelé au microcosme qu'il faudrait compter avec lui.
Deux cartons décisifs

Pourtant, sur la foi de la première mi-temps, il fallait un sacré optimisme pour imaginer un tel scénario. Car les Parisiens ont donné du fil à retordre aux partenaires de Masoe. Puissants en mêlée fermée, capables d'envoyer du jeu, les Parisiens ont tout essayé pour franchir la ligne.
Mais le CO a montré plus de réalisme comme en témoigne l'essai inscrit en force par Yannick Forestier dès la 11e minute après deux percées de Marc Andreu, en forme internationale et Joe Tekori. Pour le reste, Romain Teulet et Lionel Beauxis se marquaient à la culotte dans leur exercice préféré. Dans ce match âpre, le CO gérait bien son affaire en privilégiant, une fois n'est pas coutume, les extérieurs.C'est un plaquage cathédrale de Lionel Beauxis sur Pierre Bernard, un sujet d'actualité (jurisprudence Fritz) qui allait sonner le glas des espoirs parisiens.

Un carton jaune à dix points, voire treize si l'on considère que Julien Dupuy a raté dans l'intervalle une pénalité dans les cordes de Beauxis. En résumé, une merveille d'essai de Marc Andreu, servi au pied par Pierre Bernard et une énième pénalité de Romain teulet, crédité d'une feuille de stat de 7 sur 8, mais qui a également été dans tous les bons coups.
Le deuxième carton jaune adressé au pilier Slimani, a permis aux Castrais d'obtenir le point de bonus. Après cinq minutes de palabres sur la règle de carence, qui fait que le Stade français n'avait plus de pilier gauche apte à jouer, une mêlée simulée aboutissait à l'essai du bonheur de Romain Teulet..

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Labit : "Un grand bonheur"

Laurent Labit :
« Nous sommes évidemment très contents de cette victoire à 5 points dans ce championnat très relevé et serré. C'est un grand bonheur de se retrouver là à neuf journées de la fin. Le contenu a été conforme à ce que l'on attendait. On travaillait très bien dans la semaine mais malheureusement on avait du mal lors des matchs à mettre complètement notre jeu en place. Aujourd'hui les joueurs se sont lâchés, libérés.

Nous avons eu des soucis en mêlée, sur les commandements d'abord, l'arbitre faisait rapprocher les mecs, mais nous avions décidé de partir avec des intentions de jeu. À l'aller, on avait pris une leçon de la part de leurs trois-quarts avec des essais en première main. Jusqu'alors, on axait souvent sur les avants, aujourd'hui, on les a déplacés. Nous sommes toujours dans l'attente d rééditer cette performance à l'extérieur., ce qui fera qu'on pourra enfoncer le clou à l'extérieur On va maintenant pouvoir savourer huit ou dix jours avant d'aller au Racing.


La depeche

mercredi 26 janvier 2011

Top 14. L'appel au peuple castrais de Laurent Labit

Veillée d'armes pour un Castres Olympique qui a besoin de retrouver le goût de la victoire qu'il n'a pas encore connu en 2011 après les déconvenues à Toulouse, Bayonne et en H'cup face à Cardiff et Northampton. La partie de demain face au Stade Français à 19h30 à Pierre-Antoine ne s'annonce pas de tout repos. Les statistiques entre les deux clubs étant comparables sauf sur le plan des défenses et attaques et surtout des victoires à l'extérieur. Au classement du Top 14, Castres devance le Stade Français d'un seul point, grâce à un bonus défensif de plus, par contre les Parisiens ont réalisé 25 % de leur victoire hors de leur base alors que si le CO fait du 100 % à la maison, il reste vierge de victoire à l'extérieur.




C'est le moment où jamais pour les Castrais de confirmer leur invincibilité à la maison en championnat, et Laurent Labit sait que cela ne sera pas simple : « Après avoir vécu des saisons difficiles le Stade Français a changé de staff, de fonctionnement cette saison, il fallait le temps que cela se mette en route. Aujourd'hui cela à l'air de plutôt bien fonctionner. Ils restent sur de bons résultats avec 30 points passés aux Toulousains, ça, ce n'est pas anecdotique. Ils ont aussi perdu un match à Perpignan qu'ils auraient pu remporter sans des erreurs d'arbitrage, donc Paris pourrait bien être devant nous aujourd'hui. On sait aussi qu'ils viennent ici pour avoir une autre victoire significative à l'extérieur, tout cela fait que ce sera un match très difficile. »



« On a besoin de tout le monde »

Si on évoque des conditions de préparations difficiles en regard du froid, l'entraîneur des lignes arrières refuse de se réfugier derrière l'argument : « C'est une préparation particulière en raison des matchs rapprochés, le climat n'influence pas, même s'il est vrai que ça pique un peu le matin. Après on a des rayons de soleil avec des conditions plus agréables que s'il pleuvait toute la journée. De toutes les façons il faut faire avec et on a l'avantage d'avoir de belles structures, avec le gymnase qui nous a permis de bien travailler lundi ». Mais ce n'est pas tant de travail dont ont besoin les Castrais que d'un état d'esprit de « gagnant » comme le souligne le coach des arrières castrais à travers cet appel au peuple. « On a besoin de tout le monde. On a besoin que les joueurs répondent présent sur le terrain, on a aussi besoin des joueurs qui ne sont pas dans le groupe et qui joueront le jeu pour soutenir leurs collègues. Et puis bien entendu on a besoin des supporters dans le stade qui doivent nous aider, nous pousser si un moment donné on a un temps faible, ça va nous aider à gagner cette partie. Quand on est joueur et qu'on est un peu moins bien sûr la pelouse ça fait du bien quand le public donne de la voix, ça donne de l'oxygène et de l'envie » Et l'entraîneur prend aussi d'autres données en considération : « Là où le public est encore plus déterminant, c'est au niveau de l'arbitrage. Qu'on le veuille ou non l'arbitre perçoit le public et lorsqu'il a une décision à prendre, il est plus ou moins influencé par le contexte. Sur une faute, sur un en-avant, il a peu de temps pour décider, si les tribunes clament la faute, cela l'incite à siffler, c'est humain. On sait que dans certains stades, on démarre la partie avec quelques pénalités de retard, qui n'y sont pas mais que l'arbitre, poussé par les tribunes, va donner ». C'est dire si le public castrais, qui n'est pas réputé virulent, a aussi un rôle à jouer dans cette partie. Jacques Auclert.
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Les supporters appellent au réveil

« Tous ensemble ». Les trois associations de supporters castrais Puissance Castres, Olympiens 81 et l'amicale du CO lancent d'une seule voix un appel à ce que Pierre-Antoine retrouve des couleurs et son âme pour ce match capital demain. « Pour le match de jeudi soir les supporters en appellent au lever de couleurs du peuple castrais, tous en bleu et blanc avec les drapeaux, les casquettes et les trompettes, que le stade soit un chaudron », lâche le président de Puissance Castres. Un discours relayé par Julien Joligard, le vice-président, l'ex-mascotte du CO, qui après 19 mois d'exil en région parisienne est revenu à Castres. Et ce supporter de la première heure, qui a même réussi le tour de force de mobiliser des Castrais à Paris pour encourager l'équipe lors de ces déplacements au Stade français ou au Racing, compte bien réveiller le stade. « Il faut que les supporters se mobilisent », lâche-t-il sentant bien que Pierre-Antoine s'est endormi depuis les dernières phases finales.


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Un groupe de 25

Les entraîneurs castrais ont retenu un groupe de 25 joueurs pour former l'équipe de 23 qui sera sur la feuille de match demain. En plus de Kulemin out pour la fin de saison, à noter les indisponibilités pour blessures de Hoeft Garcia et Mc Intyre. Au sujet de ce dernier Laurent Labit explique : « Cameron ressent une gêne au niveau des adducteurs, mais même s'il avait été valide, il n'est pas certain qu'il aurait joué. Cela fait partie des aléas, dans la mesure où ses dernières performances étaient moyennes et que Pierre Bernard est dans de très bonnes dispositions et une bonne dynamique, il est logique de récompenser les joueurs méritants au moment donné. Pour Pedro Garcia il s'agit d'un point au mollet, et de toutes les façons on ne veut pas prendre de risque ».

Ainsi les 25 joueurs retenus sont : Dany Saayman, Yannick Forestier, Luc Ducalcon, Anton Peikrishvili, Michael Coetzee ; Benjamin Kayser, Mathieu Bonello, Rodrigo Capo Ortega, Matthias Rolland, Joe Tékori ; Yannick Caballero, Ibrahim Diarra, Steve Malonga, Chris Masoe ; Alexandre Albouy, Sébastien Tillous-Borde, Pierre Bernard ; Romain Cabannes, Seremaïa Baï, Yoan Audrin ; Mathieu Nicolas, Marc Andreu, Vincent Inigo, Florian Denos, Romain Teulet.


La Depeche