mardi 18 octobre 2011

Samedi 22 octobre à 14h15 - Stade Yves Du Manoir (Montpellier)

 Les Arbitres :
  • J. GARCES
  • L. CARDONA
  • P. BEURIOT
  • A. DESCOTTES
  • N. MESTRE
  • D. GILLET
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Castres, la tête et les pieds

                               
                                    Vendredi, Castres et Caballero sont montés plus haut que Lamboley et Nicolas... ./ photo AFP


Castres a donc pris la tête du Top 14 vendredi soir en battant Toulouse… sans pour autant prendre la « grosse tête ». Laurent Labit reconnaît bien volontiers avoir profité des faiblesses momentanées du Stade : « On savait que les Toulousains étaient amputés de joueurs qui sont efficaces dans les rucks, donc on a voulu faire l'effort à ce niveau-là et on a gagné la bataille ».

La peur du contre toulousain

Pourtant les deux Laurent espéraient autre chose… « On aurait aimé, lors des situations qu'on avait amené, franchir la ligne, malheureusement cela fait trois matchs qu'on a des difficultés à la franchir cette ligne. Quand on joue contre Toulouse on est toujours entre deux eaux. On sait qu'il faut jouer pour les menacer, mais ensuite quand on joue, il ne faut surtout pas perdre le ballon pour ne pas se faire contrer. Je pense que c'est cela qui nous a empêchés de nous libérer totalement, la crainte du contre toulousain. On a donc gagné avec les points inscrits au pied en concrétisant notre domination ».

3 matches, 24 pénalités

« Gagner au pied », le phénomène s'amplifie à Castres. Depuis une dizaine d'années, Romain Teulet garni volontiers le tableau d'affichage… Francis Rui, puis Laurent Labit l'avaient précédé. Même sans Teulet, cette réalité perdure : en 3 matchs, le CO a inscrit 72 points, soit 24 pénalités : 5 de Teulet puis 5 de Bernard face à Brive, 6 dont 5 de Bernard et 1 de Kockott à Lyon, et vendredi 8 de Kockott. Si on ajoute que pour 24 pénalités réussies lors de 3 victoires, il n'y a eu que 29 de tentées, qu'aucun n'essai ne fut inscrit, il est certain que Castres prend son pied pour gagner. Qui plus est, avec 3 buteurs différents.
Résumons : deux têtes pour penser (Labit-Travers), 30 biceps pour ferrailler, 3 pieds pour alimenter le compteur et voilà comment le Castres Olympique s'est hissé en toute discrétion en tête du Top, une recette simple et efficace… Pour l'instant.



La Depeche

dimanche 16 octobre 2011

Interview vidéo après Toulouse

Interview de Marc sur le site Rugby TV :

http://www.rugby-tv.com/video-rugby/marc-andreu-1590-0.html

Coupe du monde de rugby - La finale rêvée des Bleus



C'était le souhait des Bleus: affronter le Nouvelle-Zélande, chez elle, en finale de la Coupe du monde dimanche prochain à Auckland. Il est exaucé après la victoire des Blacks face à l'Australie en demi-finale (20-6). Même s'ils ne seront pas favoris, les Bleus comptent vivre à fond leur "rêve".

Dans leurs rêves les plus dingues, ça ressemblait à ça. Bien sûr, il y avait aussi le titre au bout... Mais affronter les All Blacks en finale de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande constitue déjà un moment d'exception pour les joueurs de l'équipe de France.

Dès samedi soir, après leur victoire en demie face aux Gallois, les Tricolores en parlaient. Et ne cachaient pas leur envie de croiser le fer avec les hommes de Graham Henry : "Si j'avais dû rêver de quelque chose durant mon enfance, ça aurait certainement été de ça, confirmait le sélectionneur tricolore Marc Lièvremont. Dans nos rêves les plus fous, on s'est toujours vus jouer contre la Nouvelle-Zélande en finale. J'aime énormément, et depuis toujours, supporter les All Blacks. C'est aussi le cas de beaucoup de mes joueurs. On est toujours fan des Blacks. A part dimanche bien sûr!"

Les joueurs aussi, qui n'étaient pas à l'Eden Park dimanche soir pour assister à la qualification des Néo-Zélandais, avaient une préférence pour eux. "France-Nouvelle-Zélande en finale, ce serait joli, affirmait le pilier Fabien Barcella samedi soir. Ce serait la même qu'il y a 24 ans. Après 1987, il y aurait 2011... Ce serait fantastique !"

"Pas favoris de toute façon"

Bien sûr, les Tricolores joueront en terrain hostile. "Forcément, l'Eden Park ne sera pas pour la France", comme le notait Lièvremont. Ils n'oublient pas non plus qu'ils ont encaissé près de quarante points contre les All Blacks en match de poule le 24 septembre dernier (17-37). Mais les Australiens leur en avait mis soixante en novembre dernier... Alors qu'importe. "Face à une équipe du Sud, nous ne serons pas favoris de toute façon", reconnaît Barcella.

Les Bleus continuent de rêver tout éveillés. Et ils n'auront "rien à perdre" comme l'affirme Julien Bonnaire. Pour endiguer la marée noire qui va s'abattre sur le pays cette semaine et sur l'Eden Park dimanche, ils devront sortir le match de leur vie. Ils le savent : "Celui qui mettra 10 euros sur nous sera millionnaire si on gagne !", plaisante Barcella. On parie qu'ils en sont capables ?


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TF1

samedi 15 octobre 2011

Le Castres Olympique au sommet


Le Castres Olympique au sommet

Top 14 (7e journée). Les Castrais ont passé l'obstacle toulousain avec brio. Avec ce succès, ils prennent la tête du Top 14.

Pas de période d'observation dans cette partie entre leaders de poule hier soir. Dès les premières secondes de la partie, le combat a fait rage parmi les avants. L'occasion pour Rory Kockott d'ouvrir le score de 43 m. Un demi de mêlée castrais omniprésent derrière les poussées de la troisième ligne tarnaise et surtout en réussite au pied, que ce soit pour distribuer des balles à suivre pour la flèche Andreu où pour prendre les points au pied. Précisons que si le CO a obtenu ces pénalités, il le doit à un pressing impressionnant de la ligne castraise sur les porteurs de balle visiteurs.

Dans cet exercice, Serémaïa Baï, bien campé sur ses appuis, a contraint les stadistes à la faute, mais c'est bel et bien l'ensemble du CO qui répondait présent sur tous les impacts, privant ainsi la cavalerie toulousaine de prise de vitesse. L'addition aurait même pu être plus corsée à la pause, si Marc Andreu n'avait pas été bousculé (sans ballon) par Clément Poitrenaud alors que l'ailier castrais pouvait lui griller la politesse sur un petit coup de pied malin de Talès.

De quoi faire gronder la tribune Rui devant laquelle l'action se déroulait, mais elle avait une nouvelle occasion de s'émouvoir en début de deuxième période lorsque Andreu (encore lui) était à la poursuite d'une balle adressée au pied par Masoe et que Matanavou devait aplatir dans son embut, vidéo à l'appui.
Sur les mélées consécutives à cette action le CO prenait l'ascendant et poussait une nouvelle fois Toulouse à la faute : trois points de plus pour Kockott.

Avec cette pluie de pénalités alignées par le demi de mêlée castrais, agrémentée des percées de Masoe, de la puissante et percutante entrée de Tékori, des coups de reins de Marc Andreu, de la cohésion d'un solide pack, et des barbelés dressés par Baï et Cabannes au centre, on a vu une équipe toulousaine se désagréger peu à peu.

Certes, une inquiétude a circulé dans Pierre-Antoine après le plaquage haut de Talès sanctionné par un carton jaune, mais la sérénité est revenue lorsque deux minutes plus tard, Matanavou l'ailier toulousain héritait de la même mésaventure. A 10 minutes de la sirène il fallait encore que le Stade inscrive trois essais transformés pour décrocher le match nul, autrement dit l'issue du match n'invitait pas au suspense, même si les Toulousains tiraient leurs dernières cartouches.

Un moment choisi par le public de Pierre-Antoine pour déclencher une bruyante et joyeuse ola, sans même y être invité par le speaker. C'est dire si les cœurs castrais battaient derrière leur équipe, dans une partie dont le parfum de derby est toujours présent.

Une très belle soirée de rugby et un beau succès, le sixième consécutif pour le CO, première place en prime.



La Depeche

Marc contre Toulouse






Castres s'affirme et prend la tête

                                          

                                           Castres prend la tête - RUGBY - Top 14

Castres prend à Toulouse la place de leader du championnat après sa victoire large et méritée devant le champion de France (24-3). Bien organisés en défense, coupant ainsi les offensives huat-garonnaises, les Tarnais ont fait la différence au pied (8 pénalités). Toulouse a été trop indiscipliné.

Castres n'a pas laissé l'occasion de passer devant son adversaire du soir. Les Tarnais débutaient parfaitement la partie grâce à la botte de Kockott. Le demi de mêlée du CO passait une première pénalité de près de cinquante mètres après une faute au sol de Lamboley (03e). Le Stade Toulousain monopolisait le ballon en ce début de match mais la défense castraise tenait bon. Les protégés de Laurent Labit réussissaient à concrétiser leurs temps forts grâce à leur buteur. Rory Kockott passait deux pénalités de plus au milieu de la première mi-temps. Les Haut-Garonnais multipliaient les mauvais choix en attaque, les ballons ne sortaient pas assez vite. Le champion de France en titre, dominé en mêlée, gâchait également de nombreuses munitions en touche.


Un Kockott de gala

Les coéquipiers de Yannick Nyanga parvenaient à refaire surface grâce à quelques attaques bien senties mais Luke McAlister n'était pas dans un bon jour. Le demi d'ouverture néo-zélandais ratait deux pénalités, au contraire de Kockott qui restait très précis dans ses coups de pied. D'une efficacité redoutable, les Tarnais rentraient aux vestiaires avec l'avantage du score (12-0) et le sentiment d'une domination sur les fondamentaux.

Toulouse revenait sur la pelouse avec quelques intentions. Nicolas Bézy suppléait McAlister dans les pénalités, le demi de mêlée ouvrait le compteur des Rouge et Noir (45e). Mais cette embellie n'allait pas durer. Rory Kockott reprenait son impressionnant rythme et enchaînait les points. Le Sud-Africain avait le pied chaud, il bonifiait le bon travail de ses avants impeccables en défense et redoutables en mêlée fermée. L'entrée en jeu de Lionel Beauxis n'y changera rien, le champion de France était à la peine. Les impacts des Castrais tranchaient avec les nombreuses pertes de balle des Toulousains. Le CO était tout simplement supérieur à son adversaire du soir.

Deuxième revers pour Toulouse

Grâce à ce succès, Castres prend seul la tête du classement. Les Tarnais restent invaincus à Pierre-Antoine, un stade qui devient difficilement prenable. Les coéquipiers de Romain Cabannes s'affirment comme un candidat sérieux à cette première place. Toulouse, qui n'est jamais entré dans cette partie, encaisse son deuxième revers de la saison. Le retour des Mondialistes, mis au repos ce soir, va faire du bien à un effectif haut-garonnais qui devrait vite rebondir dans les prochaines semaines.


Rugbyrama - Romain POUJAUD