C'est un bilan assez fade pour le XV de France. Mais révélateur des offensives encore expérimentales des Bleus. L'équipe de France de Marc Lièvremont est en effet la moins prolifique en terme d'essais par rapport à ses cinq prédécesseurs (Fouroux, Dubroca, Berbizier, Skrela, Laporte). En 30 matches joués depuis 2008, le XV de France a inscrit une moyenne de 2,1 essais par match.
L'équipe
lundi 22 novembre 2010
dimanche 21 novembre 2010
Les 23 pour l'Australie
Marc Lièvremont a révélé ce dimanche les 23 joueurs retenus pour affronter l'Australie. Fulgence Ouedraogo fait son retour avec les Bleus.
Il était le grand absent, chez lui à Montpellier, pour affronter l'Argentine (15-9). Mais pour le dernier test-match du XV de France face à l'Australie, samedi prochain au Stade de France, le troisième-ligne Fulgence Ouedraogo signe son retour avec les Bleus à la place d'Imanol Harinordoquy. «Imanol sort de deux matches pas aussi aboutis que d'habitude, a avoué Marc Lièvremont. C'est dur pour lui mais il a les épaules, l'expérience et l'assurance de notre confiance pour rebondir sportivement.» Ouedraogo est en tout cas aux yeux du sélectionneur «le joueur de rupture par excellence, chasseur de 10.»
Médard a fait débat
Parmi les retours qui étaient éventuellement attendus, le nom de Maxime Médard revenait avec insistance. Mais le trois-quarts toulousain ne jouera donc pas face aux Wallabies. «Maxime (Médard) fait partie des joueurs que l'on envisageait mais Yoann Huget merite d'être revu sur son fort potentiel, a insisté Lièvremont. Marc Andreu n'a pas non plus démérité. On connaît plus Max (Médard) et on reste convaincu de son potentiel.» Le reste du groupe est identique à celui retenu face aux Pumas. Le XV de France a désormais «besoin de continuité dans l'enchaînement de cette tournée.» Vincent PERE-LAHAILLE, à Montpellier
Avants : Thomas Domingo (Clermont), Jérôme Schuster (Perpignan), Luc Ducalcon (Castres), Nicolas Mas (Perpignan), Guilhem Guirado (Perpignan), William Servat (Toulouse), Lionel Nallet (Racing-Métro), Jérôme Thion (Biarritz), Julien Pierre (Clermont), Julien Bonnaire (Clermont), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain, cap.), Fulgence Ouedraogo (Montpellier), Sébastien Chabal (Racing-Métro)
Arrières : Morgan Parra (Clermont), Dimitri Yachvili (Biarritz), Damien Traille (Biarritz), Fabrice Estebanez (Brive), Yannick Jauzion (Stade Toulousain), Aurélien Rougerie (Clermont), Marc Andreu (Castres), Yoann Huget (Bayonne), Alexis Palisson (Brive), Jérôme Porical (Perpignan)
Il était le grand absent, chez lui à Montpellier, pour affronter l'Argentine (15-9). Mais pour le dernier test-match du XV de France face à l'Australie, samedi prochain au Stade de France, le troisième-ligne Fulgence Ouedraogo signe son retour avec les Bleus à la place d'Imanol Harinordoquy. «Imanol sort de deux matches pas aussi aboutis que d'habitude, a avoué Marc Lièvremont. C'est dur pour lui mais il a les épaules, l'expérience et l'assurance de notre confiance pour rebondir sportivement.» Ouedraogo est en tout cas aux yeux du sélectionneur «le joueur de rupture par excellence, chasseur de 10.»
Médard a fait débat
Parmi les retours qui étaient éventuellement attendus, le nom de Maxime Médard revenait avec insistance. Mais le trois-quarts toulousain ne jouera donc pas face aux Wallabies. «Maxime (Médard) fait partie des joueurs que l'on envisageait mais Yoann Huget merite d'être revu sur son fort potentiel, a insisté Lièvremont. Marc Andreu n'a pas non plus démérité. On connaît plus Max (Médard) et on reste convaincu de son potentiel.» Le reste du groupe est identique à celui retenu face aux Pumas. Le XV de France a désormais «besoin de continuité dans l'enchaînement de cette tournée.» Vincent PERE-LAHAILLE, à Montpellier
Les 23 pour l'Australie :
Avants : Thomas Domingo (Clermont), Jérôme Schuster (Perpignan), Luc Ducalcon (Castres), Nicolas Mas (Perpignan), Guilhem Guirado (Perpignan), William Servat (Toulouse), Lionel Nallet (Racing-Métro), Jérôme Thion (Biarritz), Julien Pierre (Clermont), Julien Bonnaire (Clermont), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain, cap.), Fulgence Ouedraogo (Montpellier), Sébastien Chabal (Racing-Métro)
Arrières : Morgan Parra (Clermont), Dimitri Yachvili (Biarritz), Damien Traille (Biarritz), Fabrice Estebanez (Brive), Yannick Jauzion (Stade Toulousain), Aurélien Rougerie (Clermont), Marc Andreu (Castres), Yoann Huget (Bayonne), Alexis Palisson (Brive), Jérôme Porical (Perpignan)
Les Bleus loin des attentes
Tombeur de l'Argentine à Montpellier (15-9), le XV de France a effacé la correction subie face aux Pumas en juin. Mais la dimension du jeu tricolore est encore loin des attentes fixées par Marc Lièvremont.
Etait-ce de la colère ou ce fameux esprit de revanche ruminé depuis cette baffe de Buenos Aires en juin dernier (41-13) ? Peu importe. Tombeur de l'Argentine dans l'humidité de Montpellier (15-9), le XV de France a atténué dans l'ennui son bilan bien terne face aux Pumas depuis 2002 (sept défaites, trois victoires). Oh bien sûr, le jeu des Tricolores est encore loin des attentes de Marc Lièvremont. Où quand l'esprit de finesse souhaite s'introduire dans un esprit de géométrie. Patience ? On ne fait que cela. Le sélectionneur national pourra malgré tout féliciter ses joueurs pour leur discipline (seulement sanctionnés à cinq reprises) et leur essoufflement en défense.
Chabal présent mais...
Les Bleus ont été pénalisés à 5 reprises par l'arbitre sud-africain Jonathan Kaplan, contre 13 pénalités en défaveur des Argentins.
Le fond de l'oeil toujours aussi bouleversé aux premières notes de leur hymne, les Argentins et leurs carcasses de trentenaire en première ligne ont forcé le trait du jeu au près sans jamais inquiéter les Bleus sur leurs fameux ballons portés. Pénalisés dans les rucks, mis à mal en mêlée fermée (3 pénalités concédées), les protégés de Santiago Phelan ont anesthésié leurs élans romantiques et aventureux. Tristes Pumas ! Même leur grinta s'est évaporée de la Mosson.
Trop de turn-overs
A noter le match intéressant de Marc Andreu, toujours aussi précieux pour dynamiser le jeu et d'Alexis Palison, très bon en défense. Yoann Huget, lui, a connu une soirée plus discrète.
Pour leur deuxième test d'automne, les Bleus inauguraient, sous l'ère Lièvremont, Sébastien Chabal au poste de numéro 8. Alors, alors ? Très sollicité au cours du premier acte, à la limite de la caricature sur certaines charges, "Caveman" a avancé, ventilé, dispersé. Mais quelques ballons échappés pèseront peut-être lors du débriefing. Pour Traille-Jauzion-Rougerie, le constat est déjà plus compliqué. Traille, avec sa gestuelle par moment ampoulée, n'a pas convaincu aux côtés de ses deux trois-quarts centre. Seul Rougerie, auteur d'une percée achevée par un-avant (36e), s'est "montré". A revoir, avec plus de soutiens. Cette rencontre, pourchassée jusqu'à la fin par un sale air de la peur, confirme néanmoins que le projet de jeu tricolore est pour l'heure mal barré (21 turn-overs). Et les sifflets éparpillés dans la Mosson ne s'y sont pas trompés.
LES OCCASIONS MANQUEES :
En plus de la percée avortée d'Aurélien Rougerie (36e), les Bleus ont manqué deux occasions nettes sur des groupés-pénétrants de leurs avants (29e, 44e) et sur un deux contre un mal négocié par Imanol Harinordoquy et Marc Andredu (65e).
L'équipe
Etait-ce de la colère ou ce fameux esprit de revanche ruminé depuis cette baffe de Buenos Aires en juin dernier (41-13) ? Peu importe. Tombeur de l'Argentine dans l'humidité de Montpellier (15-9), le XV de France a atténué dans l'ennui son bilan bien terne face aux Pumas depuis 2002 (sept défaites, trois victoires). Oh bien sûr, le jeu des Tricolores est encore loin des attentes de Marc Lièvremont. Où quand l'esprit de finesse souhaite s'introduire dans un esprit de géométrie. Patience ? On ne fait que cela. Le sélectionneur national pourra malgré tout féliciter ses joueurs pour leur discipline (seulement sanctionnés à cinq reprises) et leur essoufflement en défense.
Chabal présent mais...
Les Bleus ont été pénalisés à 5 reprises par l'arbitre sud-africain Jonathan Kaplan, contre 13 pénalités en défaveur des Argentins.
Le fond de l'oeil toujours aussi bouleversé aux premières notes de leur hymne, les Argentins et leurs carcasses de trentenaire en première ligne ont forcé le trait du jeu au près sans jamais inquiéter les Bleus sur leurs fameux ballons portés. Pénalisés dans les rucks, mis à mal en mêlée fermée (3 pénalités concédées), les protégés de Santiago Phelan ont anesthésié leurs élans romantiques et aventureux. Tristes Pumas ! Même leur grinta s'est évaporée de la Mosson.
Trop de turn-overs
A noter le match intéressant de Marc Andreu, toujours aussi précieux pour dynamiser le jeu et d'Alexis Palison, très bon en défense. Yoann Huget, lui, a connu une soirée plus discrète.
Pour leur deuxième test d'automne, les Bleus inauguraient, sous l'ère Lièvremont, Sébastien Chabal au poste de numéro 8. Alors, alors ? Très sollicité au cours du premier acte, à la limite de la caricature sur certaines charges, "Caveman" a avancé, ventilé, dispersé. Mais quelques ballons échappés pèseront peut-être lors du débriefing. Pour Traille-Jauzion-Rougerie, le constat est déjà plus compliqué. Traille, avec sa gestuelle par moment ampoulée, n'a pas convaincu aux côtés de ses deux trois-quarts centre. Seul Rougerie, auteur d'une percée achevée par un-avant (36e), s'est "montré". A revoir, avec plus de soutiens. Cette rencontre, pourchassée jusqu'à la fin par un sale air de la peur, confirme néanmoins que le projet de jeu tricolore est pour l'heure mal barré (21 turn-overs). Et les sifflets éparpillés dans la Mosson ne s'y sont pas trompés.
LES OCCASIONS MANQUEES :
En plus de la percée avortée d'Aurélien Rougerie (36e), les Bleus ont manqué deux occasions nettes sur des groupés-pénétrants de leurs avants (29e, 44e) et sur un deux contre un mal négocié par Imanol Harinordoquy et Marc Andredu (65e).
L'équipe
Les Bleus champions des audiences
Le match de rugby France-Argentine, sur France 2, a battu les 30 histoires… de TF1, samedi soir.
Le duo Jacques Legros-Carole Rousseau n’a rien pu faire face au XV de France. Samedi soir, le match amical de rugby opposant la France à l’Argentine est arrivé en tête des audiences. Selon Médiamétrie, le ballon ovale a séduit 4,5 millions de téléspectateurs. Ils n’étaient "que" 4,2 millions devant Les 30 histoires les plus extraordinaires programmées par TF1.
Le podium de cette soirée de télévision est complétée par M6, qui a attiré 2,8 millions de téléspectateurs avec son jeu d’aventures Pékin Express. France 3 et sa série SOS 18 dépassent de sin côté tout juste la barre des 2 millions de téléspectateurs.
Du côté de la TNT, c’est W9 qui est parvenu à tirer son épingle du jeu, grâce à la reprogrammation d’épisodes de la série animée culte Les Simpson. TMC, l’autre mastodonte de la TNT, n’a été suivi que par 751.000 téléspectateurs, qui avaient choisi de regarder un épisode de Navarro.
Après la pluie, l'ennui
La France a vaincu sa bête noire, l'Argentine, ce samedi à La Mosson, 15-9. Dans un match sans essai et sans flamboyance, les Bleus ont souffert et dû s'appuyer sur leur conquête, leur défense et la botte de Morgan Parra pour l'emporter. Mais ils ont montré des lacunes dans le secteur offensif.
Ils tiennent leur revanche, même si elle fut loin d'être éclatante. Les Bleus sont venus à bout de l'Argentine ce samedi à Montpellier. Face à leurs derniers bourreaux, ils se sont appliqués à rester disciplinés. Pénalisés seulement à cinq reprises, ils se sont ensuite appuyés sur les fautes adverses (13) pour garder le contrôle de la rencontre et s'imposer par une marge insuffisante pour parler de triompher (15-9).
Mais cette équipe de France, solide en conquête et en place défensivement, n'a jamais trouvé de solutions pour prendre à revers les Pumas qui se sont concentrés à couper les extérieurs. Et malgré la puissance affichée au niveau du triangle 10-12-13, les Tricolores se sont heurtés à un mur au centre du terrain, notamment en raison d'un Damien Traille peu imaginatif dans son rôle de chef d'orchestre. Aurélien Rougerie franchissait une seule fois pendant le premier acte mais il manquait de soutien et sa course de quarante mètres restait vaine. Face à des Argentins toujours aussi doués pour imposer le rythme qu'ils souhaitent à un match, les occasions d'essais pour les Français étaient bien maigres. Un manque de solutions offensives criant et symbolisé par le choix du capitaine Thierry Dusautoir à la 32e minute. Après plusieurs mêlées à cinq mètres de l'en-but argentin, le troisième ligne toulousain décidait de tenter la pénalité. Cette fois-ci, la pluie, qui avait servi d'excuse à Nantes, n'était pas là pour justifier le manque d'ambition des Français.
Important mais pas emballant
En deuxième période, les occasions d'essais se résumaient à un départ d'Imanol Harinordoquy après avoir récupéré le ballon sur une mêlée en faveur des Argentins. Le troisième ligne de Biarritz négociait mal le deux contre un qu'il avait à jouer avec Marc Andreu. C'était bien la seule fois où le public de la Mosson devait se lever sur une offensive française. Et les quelques sifflets au coup de sifflet final n'étaient pas neutres même s'il ne faut pas oublier que la ligne d'attaque était une nouvelle fois expérimentale.
Bien sûr, les Bleus pouvaient se rassurer par leur faculté à gagner leurs duels face à des Argentins qui les avaient châtiés au mois de juin mais la copie offensive restait bien pauvre au terme de 80 minutes où Morgan Parra (quatre pénalités) et Damien Traille (un drop) se sont chargés de sanctionner l'indiscipline des Pumas. Personne ne devrait bomber le torse dans le camp français surtout avant d'affronter l'Australie au Stade de France. La seule équipe que Marc Lièvremont n'a toujours pas battu depuis son arrivée à la tête de la sélection.
RR
Ils tiennent leur revanche, même si elle fut loin d'être éclatante. Les Bleus sont venus à bout de l'Argentine ce samedi à Montpellier. Face à leurs derniers bourreaux, ils se sont appliqués à rester disciplinés. Pénalisés seulement à cinq reprises, ils se sont ensuite appuyés sur les fautes adverses (13) pour garder le contrôle de la rencontre et s'imposer par une marge insuffisante pour parler de triompher (15-9).
Mais cette équipe de France, solide en conquête et en place défensivement, n'a jamais trouvé de solutions pour prendre à revers les Pumas qui se sont concentrés à couper les extérieurs. Et malgré la puissance affichée au niveau du triangle 10-12-13, les Tricolores se sont heurtés à un mur au centre du terrain, notamment en raison d'un Damien Traille peu imaginatif dans son rôle de chef d'orchestre. Aurélien Rougerie franchissait une seule fois pendant le premier acte mais il manquait de soutien et sa course de quarante mètres restait vaine. Face à des Argentins toujours aussi doués pour imposer le rythme qu'ils souhaitent à un match, les occasions d'essais pour les Français étaient bien maigres. Un manque de solutions offensives criant et symbolisé par le choix du capitaine Thierry Dusautoir à la 32e minute. Après plusieurs mêlées à cinq mètres de l'en-but argentin, le troisième ligne toulousain décidait de tenter la pénalité. Cette fois-ci, la pluie, qui avait servi d'excuse à Nantes, n'était pas là pour justifier le manque d'ambition des Français.
Important mais pas emballant
En deuxième période, les occasions d'essais se résumaient à un départ d'Imanol Harinordoquy après avoir récupéré le ballon sur une mêlée en faveur des Argentins. Le troisième ligne de Biarritz négociait mal le deux contre un qu'il avait à jouer avec Marc Andreu. C'était bien la seule fois où le public de la Mosson devait se lever sur une offensive française. Et les quelques sifflets au coup de sifflet final n'étaient pas neutres même s'il ne faut pas oublier que la ligne d'attaque était une nouvelle fois expérimentale.
Bien sûr, les Bleus pouvaient se rassurer par leur faculté à gagner leurs duels face à des Argentins qui les avaient châtiés au mois de juin mais la copie offensive restait bien pauvre au terme de 80 minutes où Morgan Parra (quatre pénalités) et Damien Traille (un drop) se sont chargés de sanctionner l'indiscipline des Pumas. Personne ne devrait bomber le torse dans le camp français surtout avant d'affronter l'Australie au Stade de France. La seule équipe que Marc Lièvremont n'a toujours pas battu depuis son arrivée à la tête de la sélection.
RR
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